Ô bruissement des roseaux grêles !...
Que ne suis-je votre chant plaintif
Lorsque le vent passe parmi vous et fait s'incliner vos tiges, vous vous
courbez humblement, vous vous redressez et vous baissez de nouveau humblement, et chantez en vous courbant le chant plaintif que j'aime entendre près de vous roseaux grEles de Flandre
!...
Ô bruissement des roseaux grêles
!...
Que de fois me suis-je assise sur la berge calme et solitaire, épiant les
rides de l'eau, observant vos hampes frêles, écoutant la chère mélodie que vous me chantez, ô roseaux bruissants !...
Ô bruissement des roseaux grêles !...
Que d'hommes vous voient et entendent votre chant harmonieux, ô roseaux, mais
passent à côté leur chemin sans vous écoutez !
Ils vont où leur coeur les pousse, où l'or sonore les tourmente, et ils ne
comprennent pas votre murmure, ô mes chers roseaux bruissants !
Pourtant, ô grêles roseaux bruissants, votre voix ne mérite pas ce dédain
!
Le vent souffle et se joue parmi vos tiges et les fait osciller, sans que
vous ne le vouliez
Oh ! non frêles roseaux votre murmure n'est pas désagréable, vous êtes le
chant de la campagne.
Que le bruissement des roseaux grêles résonne encore longtemps en un chant
plaintif, c'est la continuité d'une nature encore vivante !
Et ne suis-je pas moi-même, parfois un humble roseau au chant faible et
plaintif
L'humain a beaucoup à apprendre de la nature, alors ouvrons nos oreilles et
sachons écouter !....
Je courbe le dos contre ce vent du Nord que j'aime mais n'entends que le
bruit des vagues près de la mer.
Guido Gezelle et Ederza
Publié dans : Récits vécus et mes pensées.
Mercredi 8 avril 2009
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Par Ederza -Naturaimer
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