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Rédiger des textes vécus et actuels, parler de faits de société, écrire des poèmes.
Exprimer mon ressenti, narrer des voyages et des balades, faire connaître le Nord, pour l'apprécier.
Amour et respect des êtres et de la nature.
Et oui ! Sarah a eu beaucoup de pépins dans son cheminement, et deux fois avec les trains, mais celui-ci est
ancré dans la mémoire de toute la famille, car c'est plus gros qu'un pépin, c'est une tellement grosse frayeur, que Sarah en frissonne encore, pour elle mais d'abord pour les personnes qui
l'accompagnaient.
En mille neuf cent soixante dix, c'est le déménagement chez Sarah et sa famille, qui partent du Nord pour aller vivre dans l'Aisne, son mari
a l'opportunité d'une meilleure place de travail, lui correspondant mieux.
Le transporteur a embarqué les meubles et toutes les affaires, son mari est parti en voiture, deux jours avant pour nettoyer, et
ranger et aménager le plus gros, dans cette nouvelle demeure.
Cela s'est fait si vite, que Sarah n'a pas vu le temps passer, et elle a un peu mal de quitter sa ville natale.
Enfin la vie est avec son mari et ses quatre enfants, et l'avenir lui sourit.
Donc, le lendemain matin, Sarah confie trois des enfants à sa belle-soeur et son frère qui les amèneront la semaine
suivante.
Elle prend le train avec sa maman qui veut l'accompagner et sa fille ainée de huit ans, et les voilà installées dans ce compartiment,
et Sarah regarde un peu triste défiler les paysages nordistes, derrière la vitre.
Sa fille n'est pas très en forme non plus, la veille étant souffrante, un orgelet énorme à l'oeil l'ayant empêché de dormir.
Et les voici dans le département de l'Aisne, beau presque identique au sien.
D'un coup, une dame se lève et dit à son mari assoupi : " on arrive, réveille-toi " !
Du coup Sarah qui a pris rarement le train, se lève aussi, suivie de sa maman et de sa petite fille, et deux autres
personnes.
Et l'autre dame dit : " suivez-moi, j'ai l'habitude, c'est par ici la sortie ".
Sarah voyant la porte ouverte par cette femme , descend, et trouve étrange
que ce sont des marches très hautes, elle aide sa maman , et sa fille qui saute presqu'en tombant.
La mère de Sarah éberluée trouve bizarre aussi qu'il n'y ait pas de petit
trottoir ! Et d'un coup Sarah réalise en entendant un train arriver, que ce sont sur les rails que ce petit monde est descendu !
La sueur, malgré le froid lui vient sur tout le corps , elle empoigne sa fille et
pousse sa mère.
Et de l'autre côté son mari ayant vu ce qui s'était passé ne savait plus comment
réagir. Sarah, sa maman et sa fille ont loupé de quelques minutes la grande faucheuse, ce jour-là.
Mais ne croyez pas que Sarah soit nonoche comme on dit chez nous, ou soit
écervelée !
Non, en ces temps d'avant, les portes des trains ne s'ouvraient pas
automatiquement.
Et Sarah a suivi la personne qui disait s'y connaître.
N'empêche qu'elle en a encore la chair de poule, lorsqu'elle y pense et raconte
cet exploit peu glorieux, et traumatisant lors de son arrivée.
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