Non, je ne viens pas faire du journal à potins !
Seulement vous faire lire un article du Sud-Ouest au sujet de la chasse à l'isard.
CHASSE A L'ISARD
Au-dessus de Béost, un fauconnier a mis son aigle royale ( femelle ) Flaya en action de chasse sur une harde.
Elle n'a jamais attaqué d'isard, je ne sais pas comment elle va réagir », confiait le fauconnier périgourdin
pendant la pénible marche d'approche, à flanc de pente, au-dessus du col de Louvie (vallée d'Ossau).
Son aigle royal aux serres plantées dans son gant de cuir, Franck Ibañez, 48 ans, n'aura pas été déçu par Flaya, l'autre jour, sur le territoire de chasse de la commune de Béost.
Car par deux fois le rapace est « parti » sur de jeunes isards, de son vol planant d'oiseau de bas vol. Plus malin que le chevreuil. La première, le petit ruminant a échappé aux griffes de Flaya
en stoppant net sa course, l'aigle étant emporté plus bas dans l'élan de ses ailes.
Cela a fait dire à l'oiseleur que l'isard était plus avisé, plus malin que le chevreuil. Mais la seconde, l'oiseau et sa proie, harponnée au dos puis à
l'arrière-train, ont furieusement dévalé une raillère sur deux cents mètres.
Au point que le fauconnier a cru sa protégée mise à mal, blessée, morte qui sait ?
Jusqu'à ce qu'il la retrouve dans des branches en contrebas, seulement étourdie, mais apaisée, fière, heureuse.
Franck Ibañez connaît trop « sa » Flaya pour se méprendre sur son glatissement.
« Chasser à l'épervier me plaît, mais on n'a pas avec lui la relation qu'on a avec l'aigle, dont le comportement s'apparente à celui du chien ».
D'isard tué, point. Seulement, quelques gouttes de sang sur les serres de Flaya témoignaient que la jeune bête avait dû cruellement éprouver la puissante étreinte du rapace. Avant de trouver son
salut en déboulant pêle-mêle avec l'oiseau dans la pente à plus de 45 degrés tapissée de pierres.
Scènes de chasse peu communes, en ce jour où, nantis de l'autorisation du président de la société de Béost et accompagné de Fernand Esterez, administrateur de la Fédération départementale chargé
de la montagne, Franck Ibañez et deux de ses amis fauconniers, Stéphane Latapie d'Ayros-Arbouix (65) et Nicolas Nespoulous, l'aubergiste de l'Aubisque, ont vécu une première.
Les fauconniers avaient obtenu le feu vert parce qu'il ne restait plus qu'un jeune isard à prélever, selon le plan de chasse désormais qualitatif qui attribuait cette année six bêtes à Béost. Les
hardes du Moulle de Jaout, plus habituées à être chassées en binôme et tirées à balle, se souviendront longtemps que deux éterlous ont échappé aux
serres d'une aigle de 6 ans et demi.
Mais Flaya qui a, à son actif une quarantaine de chevreuils, deux lièvres et deux renards n'est qu'au début de sa carrière ; un aigle vit plus de cinquante ans.
« Sept fois plus d'isards qu'il y a dix ans. Le dernier comptage de la Fédération départementale des chasseurs fait état de 3 055 isards dans le vaste secteur du Moulle de Jaout (2 050 m), qui
englobe les territoires d'Asson jusqu'à ceux de Louvie-Soubiron.
43 individus ont été lâchés par les chasseurs entre 1992 et 1994. Depuis, la population d'isards a constamment augmenté, le nombre d'animaux au plan de chasse passant de 83 en 1997 à 684 cette
année.
Je ne sais pas ce que vous pensez, mais je trouve aussi barbare cela que la chasse faite par des êtres humains fusils en mains, pour tuer une jolie bête, vous direz, c'est la loi de la nature,
chasseurs, chassés, alors pourquoi pas des aigles...!
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