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Rédiger des textes vécus et actuels, parler de faits de société, écrire des poèmes.
Exprimer mon ressenti, narrer des voyages et des balades, faire connaître le Nord, pour l'apprécier.
Amour et respect des êtres et de la nature.
A la fin du mois de septembre donc en cette fin de mois, dans la ville où je réside la ducasse est
installée.
Pendant deux semaines les manèges et baraques foraines sont à leur place, mais cette année peu de badauds s'y
baladent, la conjoncture actuelle ne permet pas aux budgets des familles d'aller se perdre dans des refus aux enfants, le prix de tour de manèges étant assez élevé.
Mais ce n'est pas de ducasse en elle-même que je me remémore, du moins pas celle-ci.
Non c'est le souvenir du repas que chaque mois de septembre au raccroc de la ducasse, mon amie partie au mois
de juin l'année dernière, organisait chez elle.
Le plat était le couscous marocain qu'elle cuisinait à merveille, ayant vécu près de huit ans dans ce beau
pays.
Mon amie commençait la veille la préparation des légumes frais à éplucher, je revois la minutie avec laquelle
elle s'y prenait. Il fallait les meilleurs morceaux de viande commandés chez son boucher attitré, et le dimanche matin très tôt elle s'activait dans sa cuisine, afin que tout soit
parfait.
Vers onze heures trente j'allais l'aider à mettre la table les deux dernières années où ces repas eurent
lieu.
La belle vaisselle, l'argenterie étaient sur une table joliment décorée. Mon amie bien que très âgée adorait
recevoir les êtres qu'elle estimait, et rien n'était trop beau, ni trop bon.
Ce jour de ducasse me revient encore plus en mémoire, et si mon amie là-haut regarde ce soir notre maison,
elle doit être heureuse de voir son fils venu y passer deux jours.
Il dépose son fardeau en discutant de petites anecdotes vécues au cours de son parcours, nous demande des
nouvelles de chaque enfant, et des petits bien qu'il ne les connaisse pas tous
Je suis heureuse qu'il revienne dans sa ville de jeunesse, comme s'il était en pélerinage, qu'il ne nous
oublie pas malgré un temps chronomêtré. Dans la petite ville où reposent ses parents qui l'ont tant aimé.
Un ami de coeur c'est rare, il est celui-là, mon alter-ego, et pas de complexe à dire qu'on s'aime, sans
compromis a-t-il l'habitude de dire.
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