Ailées comme des mouches, en grappes, pendent les fleurs de la pluie d'or .
Elles tombent en bouquets longs et grêles. On dirait vraiment une pluie d'or .... non, une pluie de soie, de lumière, de topaze .
Parmi tout ce qui fleurit, il n'est rien de si jaune dans aucun parterre. C'est un jaune proche du vert ...non, c'est un vert attendri jusqu'au jaune .
Quand la pluie d'or éclot dans un jardin, le sombre feuillage s'éclaire :" Il pleut et le soleil brille .
Quel dommage, ô pluie d'or, que tes ondées passent si vite, et que tu sois si fragile, si fugitive !
Un jour ou deux après t'être ouverte, tu parsèmes déjà le chemin. Tes fleurs mortes sont alors aussi pâles que la balle de blé battue par le fléau .
Dès que l'une d'elles est tombée, l'heure de la mort a sonné pour les autres. L'or s'éteint; aucune fleur ne résiste.
O pluie d'or, on t'appelle ainsi toute l'année mais tu ne tomberas plus avant Mai !
Que je voudrais déjà voir, au fond des jardins, avant son retour, la fraîche pluie de soleil de tes fleurs d'or !
Poème écrit par Guido Gezelle écrivain et poète flamand !
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