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Tu me manques, où que j'aille, d'où que je vienne, le matin, tout le long du jour et le soir encore plus !

Quand, seul, je pleure, ou de peine ou de joie, tu me manques, ô combien tu me manques, tu me manques près de moi !

Son oiselle ne manque pas autant à l'oiselier, pris au piège; Sa mère ne manque pas autant à l'enfant, ni l'enfant à sa mère.

J'entends chanter, il est vrai, et le son de l'orgue ne me manque pas, _ oh ! non ! _mais ton chant manque au chant de l'orgue, et il me manque aussi.

Tu me manques, lorsque le mensonge vient en souriant vers moi, comme tu souriais jadis, en m'apportant tes vers, en emportant mes vers.

Tu me manques encore... Ai-je besoin de te dire où ?... Hélas ! je t'ai si souvent rencontré dans le mystère de cette église !...

C'est là que tu me manques, c'est là surtout que tu me manques, et je pleure. Plus d'espoir de retour, plus aucun espoir.

Plus d'espoir, plus aucun espoir, si petit qu'il soit, ne me reste dans cette vie, mais dans le sein de la bonne mort, tu ne me manqueras pas, n'est -ce pas ?



Extrait d'un texte dédié à l'ami absent de Guido Gezelle :1882



article écrit 30 janvier 2007 et remonté
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Jeudi 27 novembre 2008
- Publié dans : Textes poétiques. - Par Naturaimer - Ecrire un commentaire
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