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Ecoutez comme chante le blé, lorsqu'effleuré par le fouet de la brise il s'élève et il s'abaisse dans la douce lumière du soleil !

 

Aucune harpe n'est aussi mélodieuse que le frémissement du seigle, que le va-et-vient du blé.

 

Un léger murmure de vie court à la surface du champ, tandis que le frisson des tiges fait entendre sa voix de tendresse.


Clair et sombre, faible et fort, se mèlent, sous le ciel, la rumeur des chaumes verts, le frémissement des épis gris.

Voguez donc, tiges grêles qui gagnez la vie du paysan !

Que le soleil et le vent d'été caressent et baignent votre dos !

Hé ! Voyez : des cavaliers s'élancent, bride abattue, dans la fraîche verdure !

Leur ruée sombre plonge vers la terre comme un bateau dans la mer.

L'un après l'autre, ils foncent au coeur du champ, et le soleil fait briller les flots galopants de cette armée.

Prompts comme le vent, les chevaliers ont bientôt disparu, et la mer houleuse des blés délivrés s'apaise peu à peu.

Tout est calme. Le soleil joyeux fuit à travers les nuages ; tout, en moi, autour de moi, s'éclaire d'un long et doux sourire.

Oh ! Je ne donnerais, pour toutes les splendeurs que voit le clair soleil, à la Flandre, la palme !

Je ne donnerais certes pas ma Flandre !


Traduit d'un texte flamand de Guido Gezelle. 1805



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Dimanche 4 janvier 2009
- Publié dans : Textes poétiques. - Par Naturaimer - Ecrire un commentaire
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