Comment vas-tu, comment vas-tu, mon enfant, toi que j'ai porté jadis, et j'en suis très fier, au travers
de mainte tempête ? Comment vas-tu ?
Souvent la nuit, lorsqu'il vente et que la tourmente tourbillonne, lorsque d'angoisse mon coeur s'arrête, c'est à toi que je pense,
comment vas-tu ?
Que tu ailles vers le Nord ou vers l'Ouest, que tu ailles vers le Sud ou vers l'Est... te reverrai-je, te reverrai-je jamais, mon enfant, en
dépit des orages ?
O lien qui enchaîne coeur à coeur, tiens bon, ne te romps pas, jusqu'à ce que ressucités du tombeau, nous battons l'air de nos ailes
éclatantes et dirigions à travers le ciel, notre vol joyeux vers là-haut où nous avons refusé, depuis longtemps peut-être, de voir le signe d'appel et d'entendre, la voix aimée
!
Comment vas-tu, mon enfant, comment vas-tu ?
O dis-le moi, je t'en supplie, comment vas-tu ?...
Traduit d'un texte flamand Guido
Gezelle
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Mercredi 14 janvier 2009
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Publié dans : Pensées et Vécu
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Par Naturaimer
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