********************* Ce jour j'ai commencé un article, et pas de courage de le finir, courage n'est pas le mot adéquat, l'expression à écrire serait plutôt flemmarde et nonchalante, ben oui ça arrive.
Bref un jour ainsi, un jour autrement, les piles commencent à s'user...!
Demain matin le jour nouveau apportera le rebond pour finir l'article, donc désolée, j'ai remonté celui-ci datant du trois avril 2007, mon dieu comme le temps passe, c'est hallucinant
****************************
Les corneilles.
***************************
Pauvres corneilles, où trouverez-vous, en ces jours de disette, quelque pâture, ver ou limace, pour assouvir vos dures entrailles ?
La terre et l'eau vous sont fermées ; la neige est répandue partout, personne ne songe à vous jeter la moindre miette, le moindre grain !
Vous n'avez ni grange, ni meules, ni cave à provisions ; vous n'avez même pas épargné une miette de pain, pour les jours de famine.
Vous n'attaquez pas vos congénères comme les vautours, et votre acte de baptême ne vous dénomme ni : voleuses d'oeufs, ni : voleuses de poules.
Quelle misère vous afflige, au coeur de l'hiver, lorsque les champs et les prés, couverts de neige, vous croassez de faim !
Je vois par tous les chemins, la double empreinte de vos pattes.
Mangez-vous de la neige ou seriez vous réduites à en boire ?
Comment, volant sans cesse, parvenez-vous à tromper votre ventre ?
Ne crie-t-il donc pas, ou bien est-il muet comme votre voix ?
Comment vous le remplissez-vous ?
Vous ne poussez aucune plainte, alors que tant d'autres réclament du secours, piaillent et criaillent de tous côtés.
Hé ! la vie vous serait impossible, s'il n'était écrit que quelqu'un est là pour vous faire trouver votre nourriture !
Quelqu'un qui tisse au lys des champs, des vêtements beaux comme ceux des saints dans leur gloire.
Quelqu'un qui, sans aiguilles ni coutures, fait croître fourrures et plumages !
*****************************
Traduit d'un texte flamand de Guido Gezelle 1850.
*****************************