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Comme reluit ta bêche, toi le paysan, lorsque courbant ton cou robuste, tu recules lentement, pas à pas, retournant le champ.
Tu peines et tu sues, dans ton labeur.
Le soleil, dès le matin te suit, docile, tandis que tu travailles, laissant tomber sur ton outil, l'éclat de ses rayons tout puissants déjà.
Et toi, tu continues, ta bêche s'active, retournant la terre du sol, elle étincelle renvoyant vers toi ses traits éclatants, mais tu n'en as cure.
Un faisceau de lumière qui jaillit sur la terre sombre.
Et les oiseaux n'ont pas peur, ils savent que c'est ton travail, et que la bêche joue avec les flêches du soleil.
Leur vol insouciant suit ton travail champêtre, paysan.
Le pigeon survole, comme eux, de son allure hardie, et ne te craint pas, lorsqu'il aperçoit quelque vermine à ramener au bercail.
Dès l'aube, paysan tu t'actives, et parfois tu chantonnes pour oublier la fatigue et l'angoisse du temps !
Tu penses à ta future récolte, que tu espères fructueuse, récompense de tant de travail, toi avec ta bêche, sous le soleil, ou sous le vent, dans les champs.
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L'idée de ce texte est venue de celui écrit par Guido Gezelle poète grand passionné de la nature flamande.
12 mars 2007