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J'ai beau l'appeler, courir après lui et lui redire :
_" Viens ici, papillon je ne te ferai aucun mal tu es beau ! "
Mais il volète, s'envole sans m'entendre et me laisse seule !
Et comme il a raison car si je le saisis, que va-t-il devenir ?
Nulle main humaine ne peut saisir ni toucher sa belle robe sans le blesser.
Seul le vent léger peut l'effleurer et le soleil le réchauffer, sans lui nuire !
Donc, alerte, sauve-toi papillon, sur les plantes, sur les fleurs et sur les petits arbustes au fond du jardin où tu n'es pas seul, mais en famille, voletant par dizaines, autour du marronnier et diverses plantes semées ici et là il y a des décennies !
Le papillon est comme le coeur, il tremble, s'égratigne et s'éparpille parfois...
Personne n'y peut rien, il est comme l'être volage papillonnant au gré du vent, du chemin bifurquant vers un autre petit sentier au hasard...
Celui qui le créa le savait fragile velouté coloré tentant les mains trop avides de lui faire mal.
Le poète s'émerveille en voyant sur la première fleur du printemps, se poser le papillon précoce et vagabond.
Alors gentil papillon continue ta folle randonnée et apporte partout ce printemps tant attendu, distribue tes couleurs dans l'été épanoui avant que l'hiver ne te détruise...
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