Dans beaucoup de maisons, surtout en campagne, un tableau ou un cadre représentant l'Angélus de Jean-François Millet peint en 1858 est en bonne place sur un mur de la salle à manger.
Du moins à la maison, il est là depuis des décennies, dans son cadre en bois, très beau, je ne veux pas l'enlever, sauf quand la pièce est en réfection, il reprend sa place, dès les travaux finis.
Comme un symbole, il représente la prière dite le soir, à la fin des travaux dans les champs, juste avant la rentrée au foyer.
Le paysan arrêtait ses chevaux, et avant de se reposer en rentrant au bercail, il disait encore son angélus.
La voix des cloches sonnait clair hors des tours !
Leur battant cognait sur les bords ronds, les neufs coups de sa prière.
Le dernier coup sonné, le paysan cessait de prier.
Son travail terminé, il faisait rentrer les chevaux.
Sa mère l'accueillait avec bienveillance sachant qu'il méritait son repos.
Je crois que cette coutume est finie depuis un certain temps, comme toutes ces petites références au passé, le devoir de mémoire, perpétuons-le en le narrant aux descendants.