
En triant des papiers, vous savez bien dans mes boites où je garde un peu de tout, j'ai retrouvé un article très intéressant, qui pour ma part me ravit, s'il s'avère être vrai.
Sigmund Freud notait au début du vingtième siècle :
_" Contre les préjugés, il n' y a rien à faire.
Il faut attendre
et
laisser au temps
le soin de les juger.
Un jour vient où les hommes
pensent autrement
que la veille.
Pourquoi n'ont-ils
pas pensé la veille
comme ils pensent
aujourd'hui ?...
C'est là un obscur
et
impénétrable mystère. "
En écrivant ces lignes, le père de la psychanalyse n' imaginait surement pas qu'elles pourraient s'appliquer à ses propres théories devenues à leur tour partie intégrante de la pensée dominante de notre époque après avoir été si contestées de son vivant.
Cependant la doctrine freudienne est victime de son propre succès et deux psychologues allemands, après une étude menée pendant plusieurs années sur des centaines d'enfants, garçons et filles, ne craignent pas d' affirmer, dans un ouvrage qui fait sensation dans les milieux scientifiques, que le fameux " complexe d'Oedipe " n'a jamais existé que dans l'imagination de son inventeur... Et paf...
Werner Greve et Jeanette Roos assurent en effet, n'avoir jamais constaté, chez les jeunes sujets qu'ils ont patiemment observés, les manifestations de relations d'amour et de haine à trois, père-mère-enfant, que Sigmund Freud avait baptisées " complexe d'Oedipe " en référence à ce héros de la mythologie grecque qui, sans savoir qui ils étaient vraiment, tua son père et épousa sa mère. Il n'est pas vrai, disent nos deux psychologues, que les enfants éprouvent cette animosité particulière à l'égard du parent du même sexe que l'illustre Viennois prétendait avoir discernée au cours de ses études.
Et ils soulignent qu'il est " faux de prétendre que tout garçonnet éprouve une prédilection pour sa mère et une aversion envers son père ".
Sans aller jusqu'à donner raison à Chersterton qui prétendait cruellement que " la psychanalyse est une maladie qui se prend pour son remède ", voilà des nouvelles qui réconforteront nombre de pères... et de fils.
Oedipe retourne dans l'univers de la mythologie dont il aurait sans doute mieux valu qu'il ne sortît jamais...
Voilà mon texte ce jour, un peu sérieux, et instructif, bonne lecture.
juin 2007