
Je l' avoue, la multiplication des sondages finit par me donner le tournis.
Je ne parle pas de sondages politiques qui sont les plus faciles à réaliser.
Non, ce qui laisse franchement sceptique, ce sont ces innombrables enquêtes prétendant nous renseigner sur ce que nous sommes, sur ce que nous mangeons ou buvons, ce que nous aimons ou détestons, sur la façon dont nous nous conduisons dans notre salle de bains ou notre chambre à coucher...
Je ne signalerais qu'un seul exemple des contradictions flagrantes apportées par ces sondages qui affirment nous présenter la vérité toute crue : l'un d'eux nous apprenait que nous étions neuf français sur dix à nous estimer tout à fait heureux, ce qui peut surprendre étant donné la situation de crise que connaissent nos sociétés dans tant de domaines.
Patatras !
Une autre enquête vient corriger la première en nous révélant que quatre de nos concitoyens sur dix sont touchés par la " déprime ".
Voilà qui est étrange et qui ne nous explique en aucune façon comment tant de français peuvent se sentir à la fois heureux et dépressifs.
Certes, la difficulté n'est pas insurmontable et je compte sur l'inépuisable faculté d'analyse de nos directeurs d'Instituts pour nous convaincre qu'un excès de bonheur peut rendre dépressif, à moins que ce ne soit l'espoir caressé par les déprimés de cesser de l'être un jour qui les rende heureux !
L'important est que chacun y trouve son compte.
Cela dit je me garderai bien de jouer plus longtemps les mauvais esprits car je serais navrée de plonger nos heureux " sondeurs " dans une irrémédiable déprime ...
Donc il vaut mieux en sourire et garder le moral !
Et ne pas trop écouter ni lire leurs élucubrations.
Bonne soirée.
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