Dans une revue sérieuse j'ai lu un article qui me fait réagir car ma foi je le trouve très intéressant et juste.
Monsieur le président de l'université Paris-Sorbonne sort de son devoir de réserve, à l'occasion du bisentenaire du bac.
Il nous alerte sur le naufrage de cet examen, " un énorme mensonge d'Etat " dont sont victimes des centaines de milliers de lycéens.
La cuvée 2007 a tragiquement confirmé l'ampleur du désastre.
Le taux de réussite ne cesse d'augmenter chaque année : 83,3% pour l'année 2007 alors qu'il ne correspond absolument pas à une montée du niveau des élèves.
En 2006 on a même bradé cet examen.
En manquant un mois et demi les cours à la suite du mouvement contre le CPE, les résultats ont été halucinants : 81,9% de réussite !
Ce monsieur a écrit un livre où il dénonce cette mascarade, des correcteurs ont reconnu avoir mis des 15 sur 20 à des élèves qui n'avaient pas plus de 8,5 de moyenne sur leur livret.
Le niveau baisse d'année en année, même en école primaire.
Il est bien que l'Education nationale joue son rôle, mais attention à ce qu'elle ne déresponsabilise pas les parents.
C'est une dérision de toute façon de dire que mettre des enfants à la maternelle à l'âge de deux ans leur donne des bases éducatives.
Les parents ont une part à jouer dans la structuration psychologique et la socialiation de l'enfant.
Ces jeunes à qui on donne le bac trop facilement ne sont pas aptes à suivre un cursus dans les universités littéraires et autres.
J'ai le souvenir qu'il y a plus de trente ans les enfants n'allaient en classe que vers 5 ou 6 ans et apprenaient très bien, les parents aidant pour les devoirs, en restant aussi à leur écoute.
Ces enfants n'étaient pas plus malheureux, et en sont sortis avec des diplomes n'ayant pas le nom " arnaque au bac ! "