Ils ont de très grands yeux profonds comme des mers
Où roulent en brûlant les plus brillantes pierres
Outremer ou topaze hyacinthe ou émeraude
Feux d'étoiles surgis de leur fourrure chaude
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Musiciens du silence et danseurs des ténèbres
Ils jouent avec les temps d'une mystique algèbre
Géomètres géniaux d'espaces fantastiques
Ils tracent dans les airs des figures magiques
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Leur robe chatoyante où ma main nue frémit
A le parfum de l'eau d'un étang endormi
Que la lune blanche dans les frissons du vent
Eclaire doucement de ses rayons d'argent
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Quand ils me regardent malins ou ingénus
Je pars pour des pays aux rives inconnues
Cachés dessus les ciels à des années-lumière
Et qui gardent jaloux leurs plus troublants mystères
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Texte de Alain Bentolila
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