Dimanche les deux enfants de Lille sont allés jusque Godewarsvelde où avait lieu le carnaval.
Ayant téléphoné afin de les rejoindre, ce fut non, vu le mauvais temps et franchement je n'aime pas l'ambiance entourant ces défilés carnavaleux.
Native de Lille je n'ai jamais assisté réellement à ces manifestations de la région dunkerquoise.
Il y a des carnavals bon enfant, puis d'autres un peu plus comment dire tournés en dérision.
Les vrais dunkerquois font ces bandes de carnaval de génération en génération, car pour eux c'est naturellement continuer une tradition.
Je ne critique pas, mais je ne me sens pas à l'aise quand je vois certains hommes affublés de perruques et de faux seins frisant carrément le ridicule.
Par contre il y a de beaux costumes dans certaines bandes carnavalesques, ce qui est surtout très émouvant à Dunkerque c'est le soir à la fin du défilé, la cantade à Jean Bart.
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Petite histoire de la venue de ce carnaval.
Dès le début du XIXe siècle le port de Dunkerque affiche déjà l’un des carnavals les plus originaux de France.
La ville n’est devenue définitivement française qu’en 1662 sous Louis XIV. Elle fut francisée à la suite d’une ordonnance royale qui imposa peu à peu l’usage du français.
Mais une bonne partie de la population, autant réfractaire au changement que sentimentalement attachée à ses traditions, continua à parler le flamand.
Si bien qu’il n’est pas étonnant de retrouver encore aujourd’hui, dans les chansons du carnaval, quelques bribes de dialecte dunkerquois comme « donne un zô » (zô ou zôt’che est un baiser).
Bon nombre de sociétés carnavalesques empruntent également leur nom au flamand, comme les Kakernesches (les plus jeunes des enfants), les Snustreraers (les fouines) ou encore la fameuse visscherbende (bande des pêcheurs)
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Ci-dessous quelques photos prises par mes tourtereaux dimanche qui sont rentrés plus tôt qu'ils pensaient chez eux, et franchement quand je vois certains clichés, ça ne me fait pas rire, enfin chacun son truc, sa vie, ses coutumes et tout le monde est heureux.