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La dentellière autrefois.

 


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J'ai remonté cet article, en attente d'avoir fini celui qui aurait du l'être ce jour.
Et j'en suis désolée moi-même, mais me suis-je dit  comme celui-ci est très ancien pourquoi ne pas le remettre un peu en avant.
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J'aime à te voir, dentellière de notre vieille Flandre, tes doigts agiles tisser ta toile d'araignée devant ton métier rapide.
Dans les mailles du dessin que tu traces , de ci, de la, sur ton coussin, combien de sous prendras-tu, à l'aide de tes fils ?
  A peine de quoi te donner la lumière, la vie, un humble toit, une pauvre robe.
Ce sont pourtant les dentellières qui surchargent les robes des reines !  
Tu ne prendras aucun trésor, petite, mais dans ce fil que tu laisses échapper de tes fuseaux, tu as déjà capturé mon regard.

  J'aime à voir clignoter la lampe qui boit à peine une goutte d'huile et qui,  réfléchie à travers ta carafe, te regarde tendre tes filets.

  Combien de rangs d'épingles ne te vois-je pas pas piquer coup sur coup,  dans ton coussin !
Plus que je n'en puis compter.

   Tu dis :

  _ " Chaque coup d'épingle me rappelle comme on chargea la tête d'un tout-puissant et de quelle douleur amère il souffrit

  Et comme on l'a toujours fait dans mon métier, je porte à mon front chaque épingle, avant de l'enfoncer dans mon coussin.
Tu chantes parfois enfant  tandis que tu mailles à l'aide de tes cent quenouilles.
Oh ! fais moi donc entendre ce que dis ta chanson ! 
Et la jeune fille chanta la chanson de Sire Alewyn : comment dans sa folle cruauté, il tua la fille du roi. 
Puis elle chanta :
_Un et un, ce vieux refrain de dentellière qui dure bien trente points  tissés.
Dis -moi encore, ma chère petite, la chanson de Marie que tu vénères comme sainte patronne et amie !
  Et faisant courir, l'un dans l'autre, deux ou trois jeux de fuseaux, elle chanta, suivant le rythme de sa main, l'hymne à Marie.
  Puis, lorsque les fils, fuseaux, dentelles et toutes choses me seront enlevés, préservez- moi de la peine éternelle  chanta-t-elle encore, et là je l'ai laissé à son travail de beauté.
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Texte flamand de Guido Gezelle
dont j'ai changé quelques phrases
à cause de la traduction.
11-12-2008
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P
<br /> Un métier aussi qui a disparu chez nous... Elles doivent être très peu en France. Bises et belle journée.<br />
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<br /> <br /> Dans la région il y en a encore, bisous à vous deux bonne soirée<br /> <br /> <br /> <br />