En repensant à la tradition du " savoir manger les moules-frites ", j'ai dit et je persiste que oui gardons cette façon de déguster ce plat typique régional, bien qu'il soit expatrié avec les délocalisations, le changement de département par les adeptes de ce plat qui l'emmènent dans la tête et le coeur, et vient un jour où leur estomac le réclame !
Et qu'ils habitent dans le Nord ou à des centaines, voire des milliers de kilomètres, la coutume reste ancrée.
Par contre je réfléchissais tantôt, et à table mon époux et moi discutions " d'avant ", et nous avons eu la même opinion, eh oui, ça arrive souvent, heu oui !
Nous nous remémorions les années de notre enfance, lorsque la messe était obligatoire le dimanche, à dix heures, et je ne vous dis pas le temps que durait le sermon du curé dans sa chaire, plus d'un soupir s'échappait de la bouche des gosses, et re-messe le jeudi matin, et l'après-midi patronage afin de ne pas nous ennuyer à la maison.
Certains enfants ne pouvaient pas causer à table dans leur famille, et par politesse les personnes invitées n'osaient pas dire quand le plat ne leur plaisait pas, elles mangeaient quand même, maintenant heureusement que celà a changé car c'était loufoque, je trouve !
Obliger de dire bonjour à une personne quand l'enfant ne veut pas, par contre je ne suis pas d'accord.
Il a le droit d'avoir ses têtes aussi !
C'est comme pour entrer dans une église avant les femmes mettaient toujours soit un foulard sur la tête, et certaines dames des chapeaux, nous n'aurions pas osé aller tête nue dans un édifice religieux. Et pour aller communier, il fallait être à jeun et s'être confessé au curé sinon c'était un péché !
Mais ce qu'on était conditionné quand même, vous voyez heureusement que ces traditions ont changé, par contre je pense qu'il faudrait réapprendre le respect, comme donner sa place à une personne n'étant pas très stable debout, dans les transports, et laisser le haut du trottoir aux personnes vulnérables.
Donc, il y a des traditions à oublier et d'autres à garder précieusement.