Koi ki se passe ici ?
Oh... c'est le langage msn ça ...!
Que se passe-t-il ici ?
Rien de grave, mis à part mon cou de girafe qui a pris un courant d'air, et ouille les cervicales !...
Alors ce jour l'expression est de circonstance, ainsi va la vie !
Je viens donc vous résumer au minimum, une histoire vécue vers 1975, lue dans le livre de Pierre Bonte.
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Nézignan-l'Evêque est un de ces villages languedociens où on a gardé l'art de vivre ensemble.
L'esprit d'équipe se forge sur le terrain de rugby, dès l'enfance et s'exprime dans les actes quotidiens comme l'explique le jeune maire de la commune monsieur René Toudon.
_ L'amitié c'est partie intégrante de notre joie de vivre, nous sommes des fanas de l'amitié, on n'est pas riche chez nous, mais on est riche de coeur.
Alors, on s'aperçoit que les gars qui viennent d'ailleurs, de la ville, ils sont fanas de cette affaire-là parce qu'ils en sont privés toute l'année.
Même s'ils sont pas de chez nous, ils comprennent en nous voyant que c'est autre chose la vie...
C'est quelque chose de simple, c'est un type qui vous tape sur l'épaule, c'est une poignée de main, c'est un sourire, c'est un :
_ " Ho ! coussi vas ? ".
Vous comprenez ?
Tout ça c'est la vie !
Dans la rue quand j'y descends, tous les vieux habitants qui m'ont vu petit et voyou comme pas deux, hop, ils me menacent encore de leur canne et tout...
Et ça c'est extraordinaire, ça vous regonfle le moral jusqu'à vous faire des trucs impossibles vous comprenez ?
Puis oui y a la vigne, c'est comme le rugby quoi...
On naît avec, à un tel point que je vois la tristesse peinte sur le visage de mes jeunes obligés de foutre le camp ailleurs chercher du travail, parce qu'ils savent ce qu'ils perdent, croyez-moi !
Il n'y a qu'une chose dont on a peur, ici, c'est la mort...
Les gens qui meurent, ici, vous savez, il y a un mot bien à nous pour les définir.
Comme on dit en occitan :
_" Qualqu'un qué mouris, est lou paouré ", c'est à dire que quelqu'un qui meurt, pour nous c'est toujours " le pauvre ".
Exemple, vous voyez la photo de mon père, là sur le bureau, qui veille sur mes travaux.
Il est là, et quand j'ai un problème, c'est avec lui que j'en discute.
Eh bien, quand on parle de lui dans la rue, on dit " le pauvre René ".
Et il est pauvre parce qu'il a tout perdu, il est mort.
Et on dit jamais " le pauvre " d'un gars qui a eu des revers d'argent, chez nous.
C'est pas vrai, parce qu'il a tout le loisir de se refaire...
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A BIENTÔT