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Je vous résume la suite de l'histoire vécue de la famille Soubiran.
Histoire relatée par Pierre Bonte dans les années 75/76.
Si vous avez lu l'article précédent vous avez déjà fait connaissance du père Soubiran.
La fille de monsieur Soubiran pourtant ne se plaint pas.
Pour elle tout est beau, tout est gai à Poudenas, même les enterrements.
_ En ville, un enterrement est triste, anonyme, tandis qu'ici un enterrement arrive à être gai.
D'abord on chemine à pieds la plupart du temps.
Il n'y a pas très longtemps, on pouvait être amené au cimetière sur un char à boeufs.
Mon grand-père a été amené au cimetière comme ça.
Ce n'est pas un sacrilège du tout, dans le cortège d'enterrement de parler.
On parle, on discute des semailles, des enfants, tout le monde trouve ça normal, il n'y a pas de coupure.
On dirait que le mort est complice presque et qu'il est heureux qu'on ne soit pas triste.
Quand on arrive au cimetière, c'est en pleine campagne.
Le village est vraiment sur un piton, il dévale la colline, et le cimetière est tout en haut, à côté de l'église et du château.
Un vrai jardin plein de fleurs au milieu des cyprès et des mélèzes.
Evidemment, ce n'est pas Sète, mais enfin c'est là que je veux reposer.
Si j'étais au bout du monde, je demanderais qu'on me ramène à Poudenas.
Il y a un court de tennis qui donne sur le cimetière et on peut entendre les balles rebondir.
Evidemment pas pendant les enterrements.
Mais, enfin, pendant plusieurs j'ai entendu des oies et des canards qui sont à deux mètres de là et qui étaient prêts à être gavés.
Je les ai entendus cancaner, je vous assure que c'était très agréable, on n'était pas triste.
C'est vraiment quelque chose qui n'est pas coupé de la vie.
C'est comme cela doit être.
La mort est un moment de la vie.
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photos personnelles.
( mais ce n'est pas la Gascogne )
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