Dans un grand et très épais livre relatant la vie du Nord d'hier et de demain, j'ai lu un beau poème rempli d'émotion, que l'envie me vient de l'écrire afin de le partager avec vous qui passez.
Ô Mer !...
O mer immense et triste qui déroules.
Sous les regards mouillés de tes millions d'étoiles
Les longs gémissements de tes millions de houles
Lorsque dans ton élan vers le ciel tu t'écroules.
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O ciel, ô ciel immense et triste qui dévoiles
Sur les gémissements de tes millions de houles
Les regards pleins de pleurs de tes millions d'étoiles
Quand l'air ne cache point la mer sous de longs voiles.
Vous qui, par des millions et des millions d'années
A travers les éthers toujours remplis d'alarmes
L'un vers l'autre tendez vos âmes condamnées.
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A l'éternel amour qu'aucun temps ne consomme.
Il me semble ce soir que mon étroit coeur d'homme
Contient tous vos sanglots, contient toutes vos larmes.
Auguste Angellier
A l'Amie perdue
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