Pourquoi, pourquoi, je ne sais, me pèse si souvent cette angoisse, que je ne puis exprimer, quoi que je fasse ?
Je ne sais quoi me manque à l'âme, au corps, peut-être aux deux, dont je ne puis dire, ni le pourquoi, ni le comment !
Le soir, je voudrais qu'il fût midi ou matin.
Le matin ou à midi, je ne suis pas plus heureuse.
Survient l'hiver : Que l'été est long à venir aves ses beaux jours !
Et survient l'été : Que je voudrais revoir la neige et le givre de l'hiver !
La ville m'attriste et me fatigue : Et une fois à la campagne : Ah ! que je serais bien à la ville illuminée !
Ceux que toujours je veux voir, viennent à moi et savent où me trouver, et ceux que je voudrais loin aussi !...
La solitude me pèse : Oh ! que je voudrais trouver une personne à qui dévider ma pelote d'idées et de pensées !
Puis quand tout marche à mon gré, je reste inerte et ne dis rien, languissante de ma solitude !
Pourquoi cela se passe-t-il, comment cela se passe, je n'en sais rien, mais que cela me pèse et me peine.
C'est en vain que je cherche quelque remède dans les livres et les écritures, mais aucune panacée n'existe !
Nous ne sommes jamais heureux de ce qu'on a et sommes d'éternels insatisfaits.
Et pourtant la vie apporte de belles joies quoique soit le mode choisi.
Sachons prendre le temps de le savourer !...