
Retrouvailles, et oui !
Un beau poème écrit par un ancien combattant et que l'enfant de douze ans à qui le grand-père l'avait envoyé a lu le onze novembre d'une certaine année, devant le monument aux morts.
Le maire de la petite ville lui ayant demandé d'en faire la lecture aux habitants présents à cette cérémonie et l'a même publié dans la gazette du mois afin que toute la population puisse le lire.
Ce que j'admire dans cette petite ville de montagne, c'est que n'ayant pas d'harmonie municipale, et bien, c'est dans un poste radio cassette qui passe la Marseillaise.
Dis-moi pourquoi, papi, je te vois souvent
Défiler dans la ville avec tous tes copains
Vous portez des drapeaux dans la pluie, dans le vent
Marchant du même pas uni, main dans la main.
Dis-moi pourquoi, papi, de l'église au cimetière
Au monument aux morts, on entend le clairon.
Vous déposez des fleurs, sur les dalles de pierre.
J'aimerais tant savoir quelle en est la raison.
Dis-moi pourquoi, papi, brillent sur vos poitrines
Ces médailles colorées que vous portez fièrement
Pourquoi vos défilés sont silencieux, si dignes
Et que signifient tous vos rassemblements ?
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En réponse, mon petit, notre Patrie la France
Pour être grande et forte compte sur ses enfants
Beaucoup d'entre eux sont morts le coeur plein d'espérance
Pour que vous puissiez vivre en paix tout simplement
Regarde-les passer, respecte leurs emblèmes
Car tous, ils ont donné avec le même élan
Leur jeunesse, leur sang, le meilleur d'eux-mêmes
Sois fier de leur passé, ce sont des combattants
Car notre "boum" à nous, ce n'était pas la foire
Nous n'avions pour musique que le son de canon
Et ceux qui tombaient n'avaient qu'un seul espoir
Que jamais, leurs fils ne connaissent le front !
Avril 2007