Comme ces lignes écrites un jour de grande mélancolie :
C'était mon anniversaire hier, de toute évidence, un jour comme les autres, et pourtant je sais la joie immense qu'eurent mes parents, lors de ma venue au monde, eux qui se désespèraient, d'avoir une fille !
Les années passées, je pense toujours à mon père, être exceptionnel parti trop tôt, trop vite.
J'en suis encore empreinte de tristesse, peur, crainte de ne pas l'avoir assez entouré de tendresse, qu'il méritait.
Et ma mère, à qui j'ai tant besoin de parler lors de mes détresses, face à mes déboires de mère souvent, trop souvent délaissée, oubliée.
Alors, qu'est-ce un anniversaire, dans une année, voire des années de déclin ?
Chacun mène sa barque et c'est normal.
Mais peut-être un jour l'une d'elles ramènera un repenti que j'accueillerai avec plaisir et grande joie, mais reste-t-il assez de temps pour cela ?
Année 1999.

Ce matin il fait très froid, tu vois mon fils les souvenirs affluent.
De toute façon, en ce moment j'ai toujours froid.
En mettant ce manteau magnifique que tu m'as offert un jour de Noël, je me remémore la phrase que tu m'as dite en me tendant le paquet, souriant d'un air doux :
_ " Tiens, ma petite maman, pour que tu ne m'oublies pas "...
Je t'ai répondu, émue aux larmes :
_" Crois-tu qu'il faille cela pour que je pense sans cesse à toi ? "
Et après toutes ces années passées, je pense toujours autant à toi, sans avoir besoin de mettre le manteau pour y arriver.
Et je penserai à toi jusqu'à mon dernier souffle.
Tu es mon enfant, et je t'aime.
Novembre 1998.