Cet article, je n'osais pas l'écrire, par tact et pour ne pas attrister, ni tomber dans un mélo, mais en lisant le récit dans un blog, émouvant d'une jeune fille accidentée, je me lance, car il y a des choses aberrantes, incroyables.
C'est une dame qui cette année là, était très vaillante, aimant se promener, faire ses petites emplettes, malgré ses quatre vingt huit ans, toujours pomponnée, très coquette de sa personne.
Quand son mari est parti pour là-haut, elle a eu un très grand choc émotionnel, et de ce fait ne pouvant plus rester dans sa maison trop difficile à gérer seule, cette dame est entrée dans une résidence où les pensionnaires ont chacun leur appartement et leurs meubles, bref, ils sont chez eux mais avec une sécurité jour et nuit, et des repas équilibrés choisis par eux. Mais s'ils sont malades gardent, ou choisissent leur docteur, et prennent les soignants qu'ils veulent.
Elle s'est bien habituée, bien que sa maison et sa ville de naissance où elle était restée presque toujours, par moment lui manquaient.
L' année suivante, sa jambe gauche ayant un petit bobo, le médecin appelé, la soigne, et comme celà tourne à l'ulcère ordonne des pansements qu'une infirmière fait chaque jour.
Ce docteur rappelé une troisième fois lui dit qu'elle doit marcher, que sa jambe irait mieux ainsi !
Lorsque j'allais la voir elle peinait à la marche, sa jambe gonflée à éclater la peau. Le docteur que j'appelle, lui fait faire une prise de sang, que je lis à ma visite suivante, et là j'hallucine en voyant les résultats plus que désastreux !
Ce pratricien et l'infirmier de service, disent : " Ah ! vous savez à son âge ! "
Rentrant chez moi, la rage me prend et je re-téléphone à ce docteur qui me rétorque textuellement : " Je n'ai pas que ça à faire, de m'occuper d'une vieille femme qui se plaint, elle doit marcher et ne pas toujours appeler, pour celà ! ou alors il faut me payer comme médecin particulier de madame....! "
J'ai raccroché, pensant rêver, me disant que de nos jours une personne agée ne vaut plus rien.
Le lendemain, un samedi, arrivée à la résidence, voyant comment était cette pauvre femme, j'ai encore appelé le docteur et là c'est une remplaçante qui est venue, n'en croyant pas ses yeux en voyant les résultats d'analyse et a appelé l'ambulance elle-même pour l' hospitalisation. je lui ai fait la remarque que c'était celui qu'elle remplaçait la cause de cet affreuse chose, comme elle disait.
Elle a haussé les yeux au plafond d'un air apitoyé et catastrophé !
A cette clinique où je loue le personnel compétent, cette dame a été soignée comme ils ont pu, me disant qu'en plus c'était une bactérie très grave.
Les docteurs de cet établissement ont tout fait pour essayer de la guérir, mais malheureusement, c'était trop tard ! La jambe était gangrénée.
Un matin à l'arrivée à la clinique ce fut pour entendre, qu'il ne restait que l'amputation dans les vingt quatre heures car elle risquait une septicémie, donc cette journée passée à écouter les risques encourus, et l'annonce à cette femme de ce qui l'attendait reste un cauchemar.
Le lendemain, cette femme, mon amie, s'est retrouvée amputée, jambe coupée mi-cuisse, elle est restée un long moment en clinique et deux mois en ré-éducation dans un bon établissement marin, pour apprendre à se mouvoir en fauteuil roulant, étant devenue dépendante, handicapée, à cause de la négligence et le manque d'humanité ainsi que du m'en- foutisme d'un médecin, à qui on a donné un diplôme sans lui enseigner le principal :_ La bonté et le savoir-faire pour le bien et non pour le fric !
Maintenant, elle a quatre vingt dix ans, et perd un peu la mémoire, avec tout ce qu'elle a subi, mais elle est courageuse, essayant de ne jamais trop demander, ni déranger en appelant.
Voilà, cette histoire vraie de nos jours, et je voulais vous la conter.
N'hésitez jamais à poser plus de questions à votre médecin, même si vous pensez le gêner !
Ou changez carrément de toubib, même si la sécu vous demande la raison.
Une vie est précieuse.
Votre corps est votre bien, il faut en prendre soin.
article remonté ce jour suite à une demande, référence à l'article précédent sur mon amie " ma petite copine "partie là-haut.