Celà fait un mois que mon amie nous a quittés, un mois où c'est vrai j'ai repris le cours quasi-normal, en manque de la voir, d'aller lui rendre visite à la résidence, et même c'est étrange car l'espace d'une seconde je pense : " Tiens c'est le moment d'appeler ma petite copine " et que je suis bête !
Je ne peux plus, c'est fini, mais elle est là autour de nous, devant moi sur mon bureau près du clavier, en photo noir et blanc lors de sa jeunesse, pour me rappeler que nous sommes peu de chose et devons saisir la plus petite parcelle de joie qui passe.
Elle disait souvent celà, ne se vantant jamais de ce qu'elle avait fait ni dit, ni la situation de ses proches.
Modeste toute sa vie elle fut.
Pourtant mon amie aurait pu être fière de certaine situation et bien non, elle était toujours d'égale à égal avec tout le monde.
Regardez comme mon amie était belle, je crois qu'elle ne dirait rien de voir que nous la regardons et l'admirons, lorsqu'elle était à l'armée dans les années 1938.
Est-ce qu'elle aurait pu deviner que plus de soixante ans plus tard, elle serait devenue dépendante à cause d'une erreur médicale ?
En 1938 à l' armée.