Non je ne viens pas vous parler de danse, ni du fameux " Boléro de Ravel ".
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C'est l'histoire d'un petit boléro noir avec une ligne orangée, couleur tango disait-on, oui c'est étrange, boléro, tango, vraiment on parle de danses, que nenni, pas question de celà du tout.
Mais ce petit vêtement fêtera ses 49 ans en novembre, et pour tout l'or du monde je ne saurais m'en séparer.
Il est synonyme de travail manuel pendant des heures, du plaisir de le fabriquer et de grande tristesse.
Car lorsque je finissais les coutures de ce tricot, ce jour là vers quatorze heures mon père a tapé sur le plancher de sa chambre et il a fermé ses yeux bleus délavés pour l'éternité quand je suis entrée dans cette chambre m'agenouillant près du lit pour recueillir son dernier soupir.
Ce boléro que mon père n'a pas vu sur moi, je l'ai mis pour l'accompagner à sa dernière demeure.
C'est comme un fêtiche, même s'il y a des années que je ne le mets plus.
J'adore mes enfants, ils savent que je suis généreuse, et donne parfois des souvenirs même d'autres choses dont ils ont envie, sauf ce boléro noir, je ne pourrais jamais m'en séparer.
Quand je ne serais plus là, j'espère que quelqu'un en prendra soin, comme j'ai toujours fait.
C'est puéril je sais de garder des choses si longtemps, sauf que je ne peux pas m'en défaire, il est une trace de mon chemin, comme la flamme du souvenir.
Mon père me regardait le tricoter, et me disait gentiment que ça me donnait mal au dos, voyez-vous ce boléro est tricoté d'une seule pièce, à part la bande du tour cousue à la main bien sûr.
C'est une relique que j'aime.
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