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Coutume de la Saint Martin.

Voici mieux expliquée cette tradition. 
L'usage de betteraves sculptées, préalablement « récupérées » auprès des maraîchers. Ces betteraves sont vidées jusqu'à en devenir translucides et des trous, permettant l'évacuation de la fumée et aussi la manipulation de la bougie, sont percés. Ces fentes, taillées de sorte à constituer une bouche, un nez et des yeux contribuent également à rendre plus esthétique cet objet que l'ovalité prédispose à prendre l'aspect d'un visage… Une betterave sculptée.
Très vite, les enfants, désireux d'être remarqués et mis en valeur grâce à la possession d'une lanterne magnifique, rivalisèrent d'imagination. C'est alors parfois toute la famille qui s'initie à la sculpture légumière.
A partir de 1905, les premiers concours de lanternes sont organisés, et certaines deviennent de véritables maquettes lumineuses en carton ou en papier mâché. A la belle époque commencent à apparaître des lanternes en forme de beffroi, de leughenares, d'hôtel de ville, de statue de Jean Bart, et même d'hommes politiques comme Clémenceau ou Fallières. Maquette du beffroi.
Aujourd'hui, ces concours existent toujours, et betteraves et maquettes défilent souvent devant des jurys différents. 
  Les torches des toutes premières commémorations se transformèrent peu à peu en lanternes, moins dangereuses à manipuler. La lanterne traditionnelle, la « papier lantern », est en forme de pyramide renversée. Les parois intérieures, au centre desquelles brûle la bougie, sont huilées. La lanterne est maintenue en hauteur à l'extrémité d'une baguette de bois, et parfois décorée d'images d'Epinal découpées ou simplement peinte. Certains enfants utilisaient des fanaux, ces lanternes servant sur les bateaux et qu'il leur était facile de récupérer à l'époque où la pêche était encore le moteur de l'économie dunkerquoise.
Le tintamarre accompagnant encore la procession au début du siècle (chansons, teutres, trompettes en plâtre, clochettes et cornes de brume) n'est plus le même aujourd'hui.
Les airs traditionnels ne sont plus interprétés par les enfants eux-mêmes mais par l'harmonie locale. Aux instruments de musique des enfants ont succédés des pétards, et le répertoire se limite très souvent à la chanson : Saint-Martin boit du vin Dans la rue des Capucins Il a bu la goutte, il l'a pas payée.
On l'a mis à la porte avec un coup de balai et parfois encore ses variantes : Il est né Dans la rue des Vieux Quartiers Il est mort Dans la rue du Lion d'Or Il a bu la goutte, il l'a pas payée On l'a mis à la porte avec un coup de balai Saint-Martin boit du vin Dans la rue des Capucins.
Il a fait un schète Dans la rue du loup.
Musiciens accompagnant le défilé. Pourtant, le répertoire était à l'origine beaucoup plus varié. Outre les chansons en flamand, qui ont naturellement disparu, d'autres comme celles des croquendoules, chantée pour réclamer la fameuse récompense, tend à disparaître.
Si bien qu'aujourd'hui beaucoup d'enfants ignorent cette chanson, et parfois même jusqu'à la signification du mot croquendoule, ne connaissant que le terme volaeren. Saint-Martin, boule, boule, boule.
Fais des croquendoules ! Dans la rue des Capucins Schite des boudins, Schite des boudins.
Au début du siècle, les jeunes dunkerquois chantaient encore une version dont les paroles mêlaient français et flamand : Saint Martin boule, boule, boule, Saint Martin, boule, Saint Martin, boule, boule, boule, C'est Saint martin, Saint Martin qui vient Paekt een stock En slaet op zyn kop En dat hy daer mee door lopt. (Prend un bâton Et Frappe sur sa tête.
Et qu'avec ça il fiche le camp...!




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T
Bonsoir Ederza et merci de nous avoir raconté cette légende. Maintenant les enfants sont grands mais j'aimais moi aussi beaucoup les accompagner quand ils défilaient avec l'école. Bises et bonne soirée
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E
Merci à toi de venir me rendre visite via ce blog, c'est vrai que cette coutume est bien, encore heureux qu'elle soit encore présente dans nos petites communes. Bonne soirée et à bientôt...!
P
Je suis sûr que tu vas nous mettre une photos avec ces chefs-d'oeuvre. Ciao et bonne soirée.
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A
Je ne connaissais pas cette coutume ni cette chanson. J'aime bien me replonger dans cette "mémoire" des "faits" d'autrefois.<br /> Bonne fin de journée Ederza !<br /> Alrisha
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