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En relisant l'article d'hier, des souvenirs remontent très souvent, pas toujours évidents de joie.
Dans un carton rempli de photos, j'ai retrouvé celle-ci, datant de 1963, me demandant, à quoi pensait cette jeune femme.
Son regard est un mélange de tristesse, de pensées contradictoires et de points d'interrogation...!
Cette photo prise à l'imprévu, par qui, elle ne sait plus, ce qu'elle se rappelle c'est de la route parcourue à pieds, sous une forte pluie, d'ailleurs ses cheveux en sont devenus plus foncés.
Elle habitait Marcq-en-Baroeul, et pour aller rendre visite à sa maman et ses beaux-parents, il fallait aller assez loin prendre le tramway qui la déposait à plus d'un km de cette maison où elle est assise, songeuse, ayant mis sa petite fille endormie, sur le canapé, après l'avoir changée, et fait sécher les vêtements dans la véranda.
L'accueil n'était pas souvent cordial quand elle arrivait, même parfois plutôt muet, ce doit être la raison de son regard perdu dans un horizon sans fin.
Dès fois, elle était mise à part de la conversation, sa belle-mère parlant le flamand avec ses amis, elle ne comprenant pas.
Comme son mari travaillait tout près de ses beaux-parents, c'est la raison pour laquelle cette jeune femme était là, pour le voir un peu plus, car il rentrait à la nuit tombée en moto et ne voyait pas souvent sa petite fille, premier enfant, dont il était fier.
Ses souvenirs sont revenus de plein fouet, cette photo à la main, et cette femme qui est allée porter des fleurs hier sur une tombe nue, c'est elle sans rancune mais encore peinée de ces moments vécus du passé.
Le passé très loin toujours présent filant vers un avenir qui n'est plus tellement long et qui s'écoule comme un cours d'eau parfois léger ou tumultueux.
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