C'est un article qu'il faut que j'écrive, trop sur le coeur, dans la tête aussi depuis le 30 juin.
Vous le savez que j'ai perdu mon amie le 27 juin, ma chère petite copine dépendante, et pourtant, si à l'écoute des autres.
Ce jour où elle a été enfouie, accompagnée par de nombreuses personnes, très proches, d'autres moins, mais venues par connaissance, amitié, affection ou respect, il manquait une personne chère à son coeur, chère de par ses attaches familiales. Et je parle à mon amie :
Je vous entends me dire " Même aujourdh'ui elle n'est pas venue me conduire à ma dernière demeure ! "
Non, mon amie et j'espère, bien qu'on dise que là-haut nous sommes vus, que vous ne le savez pas, que cette personne ne vous a pas approché ni embrassé une dernière fois avant votre départ définitif.
Elle ne s'est pas déplacée, étant ennuyée avec le bras immobilisé.
Mais ses jambes bon sang, elles marchaient, pas comme les votres.
En résidence combien de fois avez-vous demandé si elle allait bien par téléphone, et vous me disiez " Elle ne vient même pas me voir " et puis vous l'excusiez arguant que c'était fatigant la route en bus, et moi qui rétorquiais " oui c'est vrai ! " tout en pensant qu'elle avait l'argent nécessaire pour le taxi.
En allant sur votre tombe, et celle de vos parents, pas de fleurs non plus de cette personne.
Je sais qu'elle est agée, mais pas pour aller ailleurs, où c'est plus agréable.
J'ai dit à mon mari qui a tellement estimé cette personne mon amie, la sienne aussi : " Là- haut si ...... voit cela elle doit dire " Nous sommes vraiment oubliés, car même le jour de mon départ, elle ne m'a pas accompagnée ! "
Elle mon amie qui avait le sens des valeurs familiales et d'amitié, n'a pas eu à ses côtés la seule personne portant son nom de jeune fille.
Voilà j'ai vidé mon trop plein d'amertume, contenu, depuis des mois.
L'amour fraticide n'existe pas toujours, j'en ai la certitude.
Dommage, car le remord doit poursuivre.