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Ce jour du huit mai, je remonte encore cet article, car pourquoi en faire un nouveau, quand mes souvenirs sont intacts, le huit mai 1945 fut un jour important dans l'histoire de notre pays la France.
Je n'ai fait aucun article nouveau en ce huit mai, car que raconter d'autre que beaucoup savent, et ces souvenirs qui me restent gravés.
Ce que je narre ci-dessous, plus bas en souvenirs je l'ai écrit il y a des années, et peut-être que des personnes ne l'ont pas lu, sinon c'est par devoir de continuité de mémoire que je le remets en haut du blog.
Le 8 Mai 1945 est un jour férié depuis 1981, ayant été restauré par le Président François Mitterrand, mais combien de personnes savent le pourquoi de ce jour férié ?
Cet après midi je discutais avec l'ainée de mes petits enfants, de cette fin de guerre, les souvenirs qui me remontent ancrés au fond de la mémoire.
Mes grands frères allant aider les gens afin de reconstruire du mieux leur logement, ou chercher les disparus, les nuits blanches passées par mes parents inquiets de savoir où étaient leurs fils.
Je revois ces charrettes où debout des femmes tondues étaient huées par une foule de personnes qui ma maman m'expliquait, étaient en colère après ces femmes ayant fait certaines choses afin que leurs enfants aient à manger, ou simplement " avaient eu le malheur " de tomber amoureuses d'un ennemi lui aussi embarqué dans cette saloperie de guerre, jamais ma mère ne les a critiquées ayant assez de ses tracas pour se mêler de la vie intime des autres.
Par la suite en grandissant d'autres gens m'ont donné une autre version moins glorieuse, quoiqu'il en soit, ces images pour moi d'hexibitions de femmes à qui certains lançaient des quolibets et des pierres m'ont marquée trouvant atroce cette lapidation.
Puis dans les rues des hommes fabriquaient des sortes de pantins faits avec des morceaux de bois représentant Hitler et y mettaient le feu.
Je racontais ça comme si c'était il n'y a pas longtemps, je retrouvais mémorisés l'odeur de cave, des abris, de soufre dans les rues, le goût du chocolat donné par les soldats américains, j'ai connu en cette période les premiers chewing-gum, les biscuits " de soldats " très durs mais si bons pour une enfant après les privations.
J'expliquais aussi la politesse de certains soldats allemands donnant une place dans l'usine à ma mère quand elle nous emmenait mon jeune frère et moi en courant afin de nous abriter pendant cette horrible guerre.
Cette fin de guerre en 1945 fut un grand moment de liesse dans la ville où je résidais comme tant d'autres dans une France libérée.
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Article 8 mai 2008 **************