************************************************
La nuit devient presqu'une peur les années avançant, surtout à la saison d'hiver, les jours plus courts, le soir noyant les choses dans sa couleur sombre.
La nuit pour certaines personnes insomniaques est une compagnie dangereuse, douloureuse en attente que le clair du jour veuille pointer son dard à travers les volets.
La nuit est pesante ennemie de solitude, quand certaines personnes le regard éveillé, à l'écoute du moindre bruit, dans leur lit craignent ce noir environnant qui englobe leur monde.
La nuit perfide amie pour âmes en détresse errant au hasard de rencontres fortuites, pour une écoute anonyme.
La nuit calme sérénité donnant le repos aux êtres fourbus, n'attendant que ce soir obscur pour s'effondrer dans un lit bien mérité.
La nuit complice câline et fébrile d'élans de tendresse, d'étreintes amoureuses où la sombre couleur n'a de crainte.
La nuit magique regard vers le ciel étoilé où " la brune " se mire dans l'eau de la mer émeraude, lors de séjours antillais.
La nuit capricieuse marchant dans le vent le long des côtes de la plage du Nord.
La nuit sujet de contreverses, aux multiples facettes je l'appréhende parfois dès que l'heure tardive saisit le clair du jour tombant pour l'assombrir et envelopper la maison dans le calme pesant.
La nuit je l'aime dehors, quand le jour décline laissant place aux lumières artificielles filtrant à travers les vitres des maisonnées dans le lointain.
La nuit même l'hiver j'aime me promener au hasard des rues illuminées, être dans un autre univers, celui du jour englouti par le sombre du soir tombé.