Lors d'un article écrit pour la fête des mamans, un visiteur a laissé un commentaire qui m'a profondément émue, touchée en plein coeur.
Ce monsieur sénior qui n'a jamais prononcé le mot : " papa " le long de sa vie déjà bien longue derrière lui, m'a écrit ces mots au lu de mon article sur une dame n'ayant jamais connu ses parents et à qui le mot " maman " avait manqué toute sa vie !
Alors à la veille de cette fête des pères où dans les écoles des travaux manuels sont proposés aux jeunes enfants, vous les enseignants qui faites je sais un travail délicat, peut-être pourriez-vous oublier ces petits cadeaux fabriqués afin d'éviter à des gosses sans père le chagrin et le désarroi vis à vis des autres élèves.
Dans mon entourage je sais la souffrance qu'a subie un jeune homme étant enfant devant ces questionnaires où est inscrit : Nom du père_ profession du père_etc...sans parler des quolibets des petits copains...
Quand entre parenthèses l'enfant a une chance, si on peut appeler ça ainsi, d'avoir un grand-père en réfèrence pour ses réponses, pour ses inquiêtudes, pour ses angoisses, pour ses joies lors de victoires remportées ça aide à une construction, puis un parrain, des oncles, des hommes quoi, près desquels il peut s'appuyer en téléphonant.
Un père est l'homme sur lequel le jeune garçon devenu lui aussi, adolescent puis adulte viendra s'épancher, alors ce père absent est un manque pour celui qui n'en a pas eu.
Un père est l'homme à qui la jeune fille sera fière de présenter son futur, celui qui la rendra heureuse.
Un père est l'homme qui seconde la maman pour éduquer les enfants.
Un père parfois prend le relais lors de situations difficiles.
Un père est là pour écouter, aimer, réprimander, remettre sur les rails lors de dérapages.
Vous les pères occultant votre progéniture, pensez-vous au courage, à l'abnégation des femmes mamans célibataires, ou des mères et enfants abandonnés, se dépètrant dans leur vie en donnant de l'amour pour deux ?
Vous allez penser comme moi, que parfois il vaut mieux pas de père qu'en avoir un pour qui aucun sens moral n'existe.
Mais vous " les pères " qui le sont sans avoir voulu " subir " cet enfant, savez-vous ce que vous perdez ?
Vous qui avez pris la poudre d'escampette plutôt que d'aimer assez pour offrir le bonheur à un être qui ne demandait pas cette semence donnée à sa mère.
Demain c'est la fête des pères, mes pensées tendres vont vers ceux qui n'ont jamais dit " papa ! "