Dans beaucoup de familles il y a des personnes adultes, des ados, des enfants à qui souvent est donné un nom spécial, ou bien il est dit " il n'est pas comme les autres " ou " il n'est pas normal ", et je me suis souvent demandée comment certains êtres arrivaient à supporter avec courage tel " handicap ".
Là où je réside celà m'arrive de croiser une mère assez âgée poussant son fils d'une quarantaine d'années dans un fauteuil roulant, et que d'abnégation, de courage et d'amour toute une vie pour élever, nourrir cet adulte resté enfant.
Pourquoi aussi dire sur des enfants qu'ils ne sont pas comme tout le monde ?
Tout le monde c'est qui ? C'est moi, c'est vous, c'est nous, ce sont tous ceux qui sont autrement, mais la question est : " qui est dans les normes ? " Nous ? Vous ? Eux ?
Je ne peux supporter le regard de méfiance, ou de curiosité sur les gens entre-parenthèses n'ayant aucun défaut de santé apparent, alors que dire quand je vois le regard dédaigneux de certains êtres sur des personnes fragiles je rugis de colère et de mépris pour eux.
Un enfant perçoit l'amour comme l'animosité à son égard.
Combien en souffrent des réflexions goguenardes et méprisantes d'imbéciles en verve de faire de l'esprit, ricanant pour une quelconque petite autre chose qu'eux n'ont pas ! Sauf au cerveau sans humanité, ni respect.
J'ai connu dans mon entourage cette méchanceté gratuite d'être traité de nom bizarre quand vous n'êtes pas comme ces autres gens anonymes veulent que vous soyiez.
Gardons un regard identique pour tous ceux que nous croisons, sourions à leur intention et le parcours sera plus doux pour eux et leur famille.