Quand je repense à la rentrée des classes il y a des décennies, je revois l'effervescence règnant dans la maison les jours qui la précédaient.
Les courses surtout pour l'habillement, les blouses ou tabliers obligatoires en classe, en ville était un évènement important.
Le soir veille de cette rentrée, sur chaque chaise de trois enfants allant à l'école, étaient préparés les vêtements,et par terre les chaussures cirées, à côté le cartable.
C'était un moment intense le matin de la rentrée où conduisant mes enfants à l'école, j'avais une impression d'abandon de ma part, les laissant dans un endroit où je me demandais s'ils allaient s'habituer.
Ils aimèrent l'école, même dans les pires instants de l'hiver où la route parcourue à pieds quatre fois par jour, en pleine campagne les faisait rentrer à la maison, les joues rougies par le froid mais souriants.
C'était une époque heureuse, sans avoir le modernisme qui maintenant manque sitôt absent...
J'en suis consciente...