Dans chaque famille je suppose il y a des phrases, des mots émis il y a des décennies qui reviennent en mémoire.
Parfois c'est comme un éclair qui passe, au vu, au lu de certaine chose.
Souvent perdue dans mes pensées, ou lorsque je marche en balade il m'arrive de revoir, de me rappeler en souriant les mots prononcés par mes proches.
Par exemple, non je ne vous dirais pas comment m'appelle mon mari mais celui-ci n'a jamais prononcé mon prénom.
Ah ! si peut-être au début mais il y a tellement très longtemps....
Puis il y les petites phrases des enfants qui reviennent par bond.
Comme celle-ci : " Maman, j'aime bien tes genoux, ils sont doux ! " d'ailleurs la chanson d' Henri Salvador a du lui être inspirée par subsconcient...!
Ce fils comme mes autres enfants parfois étaient assis à terre à côté de moi, et lui âgé de six ans à peu près, un jour m'a dit cette phrase naïvement, et j'y pense toujours.
L'autre fiston lui sa phrase : " Ma petite maman t'es belle ! ", même quand je le disputais, c'était sa façon enjôleuse me regardant de ses yeux bleus si clairs qui auraient désarmé un régiment de soldats disais-je.
Une fille serine souvent : " Tu vois que je te ressemble tout le monde le dit, ouah... ! " .
L'autre fille phrase doucement dite : " Ah ! oui j'ai ton fichu caractère...! " quand je l'apostrophais, me fixant ironiquement. Puis j'en passe des bonnes car là ce serait trop long...
Viennent celles qui restent dites par nous parents : " Ma grosse poule " même si l'intéressée est mince maintenant.
" Tu vas bien ma puce ou pépette ? " Encore ces jours-ci quand la fille est deux fois majeure !
Au jeune fiston c'était le rituel du soir : " Fais mumuche " lorsque je lui faisais le dernier bisou de bonne nuit. Maintenant on le dit en riant, souvenir nostalgique.
" : Bonjour ça va mon gamin ? " à un homme adulte celà fait tache aussi ! Donc j'essaie de corriger et de dire " mon grand " oui ça fait plus sérieux...
Combien de phrases dites dans une existence passée font sourire, en occultant les autres dites pour un bien qui parfois font mal de suite, mais sont utiles dans la continuité.