Quand j'écris que je rédige mes articles sous l'escalier, j'imagine des regards étonnés.
Dans la tête doivent se dire certaines personnes Ederza ne va pas très bien !
***************** Et pourtant ci-dessus c'est mon refuge, dont la marche de la quelle je fais des étirements...
Cet escalier qui craque en a vu des petites gambettes, puis de plus en plus grandes le parcourir, en cavalcades, parfois doucement quand des enfants devenus grands rentrés tard, pensaient que je dormais et montaient sur la pointe des pieds.
J'ai appris plus tard le stratagème employé afin que les marches fassent moins de bruit, deux enfants prenaient l'escalier en empruntant un bout extrême de chaque marche en même temps.
Ils croient que je n'entendais rien, oui c'est vrai parfois je dormais vraiment.
L'escalier fut aussi le refuge où le père Noël déposait ses cadeaux le long des marches et dessous, pendant le repas du réveillon, le sapin étant côté mur du vestibule très grand où l'ordinateur a pris sa place, bien niché.
Ce fut sur ces marches que souvent assise j'écoutais les enfants jouer de la musique, les guitares, le trombonne à piston, les flûtes dans leur chambre respective, ou réunis lors de leurs répétitions.
J'entendais leurs déclamations théâtrales, où parfois ils me conviaient à la représentation !
C'est mon royaume au calme, où je m'évade en livrant mes écrits sur le clavier, à l'abri, et souvent l'esprit s'évade à travers ces marches pensant aux allées et venues qu'a vécu cet escalier dans un bout du chemin de vie.
Mais il en a encore lors des visites, et je suis certaine qu'il est heureux, comme le père Noël cette année, se rappelant la coutume...
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Noël 1976 mes cinq enfants.
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