Ce matin là-haut altitude zéro comme souvent je dis, de toute façon c'est vrai, quand vous arrivez sur l'autoroute pour aller vers Dunkerque c'est indiqué, j'en déduis que je réside où tout est platitude, donc pour revenir à mon article il neigeait.
Les coloris des tuiles sur les maisons disparaissaient, les arbres dénudés frileux se couvraient de poudre blanche, et les pelouses ressemblaient à de grands tapis immaculés.
Le calme règnait à l'heure où d'habitude les gens font leurs emplettes, ou papotent au retour de la conduite à l'école des enfants.
Calme trop silencieux, c'est étrange cette phrase, je m'explique, parfois nous disons que c'est calme mais il y a quand même un fond sonore aussi lointain puisse-t-il être.
Mais ce matin,en allant à la fenêtre d'une chambre pour faire des photos j'étais surprise du silence que c'en était inquiétant.
La neige tombait et comme en rêve je l'entendais elle émettait son contentement d'être là dans le Nord qui de gris devenait blanc.
J'ai écrit gris ? Que dis-je là, des bêtises !...
Dans le Nord ce n'est pas gris, avec le bleu changeant de la mer, le joli bleu du ciel l'été, ça arrive plus souvent qu'on le pense ailleurs, le rouge de certains toits, le vert des patûres, et le jaune du colza, c'est l'arc-en-ciel le Nord, à part ce matin où la neige le peigna de blanc.