************************************ Que se passe-t-il donc chez la blogueuse avec ce titre ?
Devez-vous penser...
Tout simplement que deux petits chenapans m'ont carrément abandonnée au cours d'une promenade en pleine campagne déserte dans les montagnes pyrénéennes avoisinantes.
Cet épisode je m'en souviens et j'en souris aujourd'hui, mais lors du vécu j'ai paniqué étant très décontenancée du parcours à prendre pour retourner dans la maison où j'étais en vacances.
C'était il y a plusieurs années lors d'un séjour dans cette belle région du Béarn où j'aime beaucoup me balader parmi les sentiers menant vers des hauteurs verdoyantes piquetées de fleurs sauvages, où le ciel parait plus bas, le calme environnant seulement troublé par des meuglements et des pépiements d'oiseaux.
Un début d'après midi deux petits fils ont décidé d'emmener leur mamie visiter les alentours :
_ " Mamie tu vas voir c'est rudement beau, j'suis sur que tu vas adorer !...
_" Ok, je vous suis les garçons mais cool, hein je n'ai plus vingt ans moi !..."
Pour être beau, et adorer ce fut vrai, mais après un vrai parcours du combattant, je ne vous dis pas tout ce que j'ai enduré, j'en ris maintenant, mais pas dans les instants où ces deux gentils garnements m'ont fait passer au dessus de fils barbelés d'une clôture entourant une pâture, puis marcher sur une sorte de longue planche pas plus large d'un mêtre au dessus de ronces soit-disant pour couper d'un parcours qui était peu intéressant à voir.
Bon je suivais bien, leur obéissant, faisant confiance à mes deux montagnards toujours derrière eux.
C'est la vérité que le panorama vaut le détour, très beau en plein " désert ".
Puis je ne sais pas ce qui leur a pris, ils m'ont dit tout de go !:
_ " Mamie nous, on va par là, tu connais la route !..."
Pas eu le temps de répondre, j'étais toute seule au milieu d'un chemin d'où je voyais en bas la route départementale d'une hauteur me demandant comment la rejoindre.
J'ai marché et avancé pour me trouver tout à coup face à un chien m'empêchant de continuer vers une maison vue au loin.
Heureusement qu'un brave homme entendant ce chien aboyer sur ma faible personne tremblotante, oui j'ai eu très peur, s'est approché s'inquiêtant de ce que je faisais là.
Lui demandant la route pour rejoindre tel coin, il me dit avec son bel accent béarnais :
_ " Ma petite dame vous êtes en sens contraire, c'est de l'autre côté, là vous êtes sortie de ce village où vous allez, vous êtes très loin !..."
Pour être éloignée ça il avait raison car j'ai du redescendre une longue traversée de pâture, reprendre un petit chemin pour atterrir sur la grande route, et arrivée chez ma fille aînée exténuée, montant dans la chambre pour décompresser, des peur, râge, larmes contenues et ne pas faire disputer mes deux accompagnateurs qui étaient là depuis longtemps.
Après maintes questions des parents du pourquoi avoir abandonné mamie :
_ " Et bien nous pensions qu'elle savait se débrouiller toute seule, bon pardon mamie, on ne le fera plus !..."
_ " Pardon ce mot vous le savez les petits que je ne veux pas l'entendre, bien que ce ne soit pas chic de vous êtes débarrassés de moi, allez on n'en parle plus, et finies les balades ensemble, et puis quoi encore !... "
Quand je repense à cet épisode je frissonne encore de peur m'étant sentie vraiment isolée du monde, perdue sans portable, rien dans les poches, et rien dans la tête non plus pour m'être laissée embarquer dans cette aventure.
Mais je suis heureuse en même temps d'avoir ces souvenirs.
Car je les aime tous, mes petits enfants, quelques soient leur caractère et leurs taquineries.
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8 avril 2009
Article remonté en discutant au téléphone avec ma fille aînée qui souhaitait revoir cet article, d'autant plus qu'il n'y avait plus de photos dans l'article me suis-je aperçue, que de souvenirs !...
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A BIENTÔT