Lorsque les enfants posent des questions embarrassantes, de toute façon ce sont souvent celles auxquelles nous avons du mal à répondre, du moins ça m'est arrivé plus d'une fois.
Des exemples, un midi en plein repas un petit fils de quatre ans à l'élocution facile :
_ " Dis mamie est-ce que les mouches ont des yeux comme nous ? "
_ " Ben, heu... écoute demande à papi car figures-toi que je pense que oui, mais je n'en suis pas certaine ! "
Le papi a réfléchi et expliqué à sa façon un cours de sciences naturelles, étant plus loquace que moi sur ce sujet.
_ " Et pourquoi les vaches ne font pas des oeufs ? "
C'est la question d'un autre enfant, à qui j'ai su quand même dire :
_ " Heureusement, tu te rends compte la grosseur des oeufs, et où seraient-ils dans les prés ? "
Une petite fille il y a des années de ça, me demanda à brûle-pourpoint me laissant ébahie et souriante en même temps :
_ " Mamie, pourquoi je ne m'appelle pas Marie-Claire à la place de ....... que j'aime pas ? "
Cette demande venait du fait que souvent je disais et dis encore cette phrase pour une chose saugrenue :
_" Tu parles quelle affaire Marie-Claire !...
_ " Mamie est-ce vrai que si je ne suis pas sage le loup va venir me voir ?
A cette question le tonton qui avait quinze ans à l'épôque a pris sa petite nièce par la main l'emmenant à la bibliothèque afin de lui montrer sur divers livres ce qu'était vraiment un loup, lui expliquant que c'était comme un chien qui vivait à l'état sauvage mais qu'une petite fille n'avait rien à craindre.
Dans un long chemin de vie sont nombreuses les questions posées, parfois résolues, d'autres fois éludées, souvent désarçonnantes et restées sans réponses vraiment réelles pour ne pas apeurer, ou par nécessité.
Sans réponses trop vives ne veut pas dire mentir en donnant une explication fausse, mais plutôt expliquer doucement afin de préserver la naïveté et la confiance du petit enfant démarrant dans son chemin de vie, pour son bonheur.