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Un dix neuf avril...

Dix neuf avril deux mille, jour inoubliable parmi tant d'autres le long du parcours de ce chemin de vie bien avancé, presque fini.
 Dès le matin au réveil mon corps ne répondait plus, tel un poupon de chiffon il était sans réflexes.
J'avoue que les pensées ont défilé comme une pellicule de film dans le cerveau en grande vitesse.
Le médecin appelé d'urgence par mon mari, est arrivé très vite, à peine eu le temps de déjeuner en bon toubib qu'il est, s'empressant de faire différents tests comme essayer de me faire asseoir mais je retombais inerte.
Dans son regard passa une drôle de lueur tout en me rassurant, pendant que mon mari appelait l'ambulance afin de m'hospitaliser d'urgence.
Ce dix neuf avril souvenir de cet incident où je suis restée quinze jours hospitalisée reste marqué doublement par la disparition à l'heure où j'entrais aux urgences de mon beau-frère mort au volant de sa voiture percutant une barrière de jardin, un infarctus le foudroyant lui qui était tel un arbre protecteur, ombre protègeant du soleil, serviteur aimant réservé, fidèle à ses racines malgré le millier de kms de séparation.
Ce matin du dix neuf avril quand mon mari entra dans la petite salle des urgences aux cloisons séparant les lits des personnes en souffrance dans l'incertitude, où j'étais sous perfusions et que je vis son visage où des larmes avaient laissé des traces j'ai cru que mon état était désespéré.
Lui ne savait pas comment me dire, non plutôt n'osait pas m'annoncer que notre beau-frère était décédé si brutalement car une grande affection nous liait depuis près de quarante années.
 Il était comme un grand frère, me taquinant beaucoup avec une décence remplie d'humour car il savait que chaque fois je tombais dans le panneau et ça le faisait sourire d'avance.
Chez lui lors des vacances il partait tôt acheter le pain afin de nous servir un bon petit déjeuner, toujours avec une petite boutade pour faire sourire.
Lorsque jeune femme je suis partie à Metz dont j'ai fait un article c'est lui qui m'a conduite à la gare me disant de réfléchir, plus tard j'ai compris qu'il avait raison.
Je pourrais citer beaucoup de souvenirs sur ce beau-frère posant jeune homme très beau sur une photo,  au verso écrit " le don-juan de ...." nom d'une plage ", pas don-juan au sens coureur, non il adorait sa femme ma belle-soeur vers qui mes pensées vont encore plus ce jour.
Ce dix neuf avril date inoubliable parmi tant d'autres, petite page ajoutée au livre ouvert ce jour un peu nostalgique.

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P
  Triste jour que celui-la; je suis tres touché par ton texte d'amour, d'affection, comment partager ta souffrance ? La vie est ainsije t'embrasse affecteusement
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N
<br /> Merci, mais le coeur bat pour l'amour  comme les autres sentiments, je pense que lorsque le coeur a souffert celui-ci aime encore plus, bises amicales pour tes mots remplis de gentillesse.<br /> <br /> <br />
A
tu m as vraiment touche  j ai eu du monde jusque ce soir et je viens de lire ton article d une grande emotion je sais que tu aimais ton bof ainsi que ton mari cette annee le 18 j aurais fait mes 60 ans de mariage mais voila c est ainsi qu est faite lavieheureusement je n etait pas seule et comme par hasard c etait sa filleul qui etait presente lors de l enterrement pepette et sa fille  encore toute mon affection  bises
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N
<br /> je t'ai téléphoné tu sais, mais tu n'étais pas là, on se téléphone demain ok, gros bisous, à bientôt<br /> <br /> <br />
F
très beau, magnifique texte pleide tendresse et d'amour, mais que de souffrance encore ressent'on quand on te lit!! bisous ederza
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N
<br /> non jolie fée c'est la vie,gros bisous<br /> <br /> <br />
K
Certaines dates sont plus douloureuses que d'autres et pourtant il faut bien les passer. Amicale pensée
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N
<br /> Merci oui tu le sais, amicales pensées et bonne continuation<br /> <br /> <br />