Ce dimanche est la fête des mères, vous le savez car un peu partout des pubs s'affichent pour rappeler ce jour qui fera des heureuses recevant un mot gentil, un cadeau, des fleurs, ou quoique ce soit qui fait plaisir.
Malheureusement d'autres seront oubliées, car occultées de la mémoire, souffrant en silence, surtout dans les maisons de retraite.
Le jour de cette fête c'est fatal les pensées reviennent émues, nostalgiques remplies de souvenirs heureux.
Le matin j'entendais assez tôt un brouhaha, des chuchotements, des piétinements venant des chambres où les enfants avaient tenu cachés leurs trésors.
Puis dans l'escalier cinq paires de gambettes descendaient à savoir lesquelles seraient premières devant la maman qui dans la cuisine s'affairait pour le petit déjeuner.
Je souris les revoyant en file indienne tenant entre leurs petites mains un paquet soigneusement emballé qui ouvert contenait toujours une jolie surprise.
Des objets faits en classe, tels des chef-d'oeuvre sur lesquels leur regard avait dû plus d'une fois ciller pour qu'ils soient parfaits.
Dans la toute petite enfance c'est d'une voix tremblante que des poèmes étaient récités comme un cadeau inestimable, des mots d'amour écoutés par moi la maman qui ce jour les yeux fermés les réentend tout en revoyant mes chers petits heureux autant que moi ce jour de la fête des mères.
Est-ce que vous pensez que j'ai jeté ces objets fabriqués avec patience et tendresse ?
Bien sûr...que non !
De temps à autre je les regarde, beaux dans leur simplicité remplie d'amour.
