Header cover
Publicité

Besoin de parler.

Donc hier mardi c'était vraiment le jour de mon rendez-vous où arrivée à 14h30 sortie  à  seize heures dix, et oui je ne suis pas seule sur terre.
Malheureusement trop de malades partout, soignés pour certains dans de bonnes conditions.
Par contre certaines personnes sont peut-être suivies par des praticiens consciencieux dans leur domaine médical mais sans s'occuper un peu du moral parfois défaillant de leurs patients.
J'ai la chance d'avoir un médecin à l'écoute du mal physique et du mal-être souvent enfoui qui revient parfois.
Ce n'est pas le sujet de cet article ce jour, car hier faisant quelques achats en hypermarché qui se trouve être sur la route du retour de la clinique, vous savez bien qu'il ne faut jamais grand'chose en courses et pour finir on arrive à la caisse les bras encombrés quand le caddie s'avère soit-disant inutile !
Donc étant dans un rayon que je ne nommerais pas, bref celui que je ne loupe pas souvent, une dame charmante s'appuyant sur son caddie l'air assez las et désabusé s'approche doucement de moi me demandant de l'aider pour son achat taille untel que je n'ai pas trouvé pour son grand regret et le mien voulant lui rendre service, voyant son regard perdu.
Cette femme avait  besoin de parler car elle me débita pendant au moins vingt minutes ses déboires de maladie, ses tracas de la vie quotidienne, son surpoids du à ceci celà etc...
Les boites achetées dans les mains j'avançais pour sortir du rayon mais elle me suivit jusque dans l'allée où mon mari me faisait des signes de la tête vers cette brave dame se demandant qui était-elle.
Je ne savais plus comment lui expliquer que oui c'est dommage pour elle ce qu'elle subit, qu'elle devrait consulter un spécialiste, quand elle m'a asséné le coup de grâce en me disant :
_ " Vous voyez j'ai élevé mon seul fils sans bonhomme et il se fiche pas mal de moi, même pour mes courses il m'a dit tu te débrouilles rien à foutre etc... ! "
J'ai changé les mots car je ne peux pas les écrire, puis je l'ai quitté pauvre femme dont la dernière phrase fut :
_ " Vous voyez la semaine prochaine j'ai cinquante et un ans et ben je les fêterais seule en me... " trois  mots olé ". 
C'est étrange les rencontres anonymes des âmes en détresse comme celle-ci, ça laisse une empreinte dans la tête et le coeur.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Oui, tu ne peux savoir combien sont dans ce cas par chez nous (grand ensemble), à peu près 180 logements et nous y habitons depuis 38 ans. Nous avons aussi vu comment ils éduquaient leurs enfants et pour beaucoup, je leurs dis" en général, nous avons les enfants que nous méritons." C'est bien nous qui les éduquons avant leur entrée dans la vie sociale. Mais il faut aussi savoir les laisser vivre leur vie et ne pas être sur leur dos continuellement sous le prétexte qu'ils nous doivent ce qu'on leurs a donné, ce qui est du despotisme, certains parents sont aussi souvent abusifs !!Bonne journée avec amitiés;
Répondre
N
<br /> Tu as raison les enfants ne nous appartiennent pas, comme rien d'ailleurs sur terre, mes amitiés à toi et Eliane<br /> <br /> <br />