Ce matin faisant quelques courses, et oui ça m'arrive de sortir dans ma petite ville
j'ai rencontré des autocars, c'est fou ce qu'il en arrive maintenant depuis ce nouveau choeur de lumière dans l'église où il faut payer quatre euros cinquante pour le visiter !
Là c'est à l'intérieur, donc en même temps peut-être que les visiteurs font une prière à moins que la croyance ne soit remplacée par la curiosité !
Par contre vous ne pouvez pas savoir combien ça m'énerve de voir ces personnes béâtes dehors devant l'édifice en fer rouillé sensé représenter la ville, bien en évidence sur le côté de l'église.
Et une photo par ci, une autre par là, j'hallucinais ce matin.
Un autocar s'arrêtant juste au moment où je traversais m'a fait remonter en tête une phrase émise par un de mes petits fils un jour dans la voiture lors d'une balade.
Croisant sur la route un autocar touristique je me suis mise machinalement à chanter :
_ " Allez tous en car avec les autocars S........ " une pub souvent entendue chantée sur les ondes d'une radio locale.
Mon petit fils à l'arrière de la voiture :
_ " Ben dis donc mamie je te croyais plus polie, toi qui dit toujours de bien parler ! "
Et paf !
Me retournant tout sourire je lui explique donc que c'est le nom du propriétaire de cet entreprise d'autocars, et qu'il n'y a rien d'impoli dans cette phrase chantée !
Puis en une seconde un ange passe et là suis-je bête, me dis-je ?
Et oui, car en chantant ou disant ce nom le prononçant comme il se doit à la ch'ti ça donne :
_ " Allez tous en car avec les autocars s'connars
! "
Le nom, allez nommons-le ça ne peut pas faire de tort est Schoonaert, mais se prononce sconnard, donc avouons que ça porte à confusion.
Dans le Nord-Pas-de-Calais les anciens parlant vraiment le patois disent en parlant d'une personne un peu bizarre, pas à leur goût :
_" R'vète-me ch'connard ! "
traduction :
_ " Regarde-moi ce connard ou ce con ! "
Je suis très polie d'habitude, heu oui, comme tout le monde, à moins de vraiment m'énerver, comme ce matin où ce mot je l'aurais bien affublé à la plus part de ces êtres admiratifs devant cette affreuse quelconque oeuvre sur le côté de l'église, comme devant une icône.
Non je plaisante, car je n'oserais pas être impolie, respectant trop les gens dans leurs affinités, divergences et goûts.
Ce n'est pas la peine de vous écrire que mon petit fils s'en donnait à coeur joie pour chanter lors de la rencontre d'un autocar arborant ce nom avec lequel le jeu de mot est comique et tentant pour un enfant.