Certainement que les générations des années 50/70 ont dansé sur cet air très connu, joué dans les salles de bal où de nombreuses idylles se sont formées joue contre joue sur ce slow langoureux.
Je ne suis allée que quatre fois dans une salle de bal " Le denier " à Lomme d'où je rentrais les chaussures à la main faisant le trajet à pieds car à minuit plus de tramway, c'est d'ailleurs là que remonte le premier petit baiser entre mon époux et moi la veille de la ste Catherine et le début de notre parcours.
Sydney Béchet a joué aussi des airs plus dynamiques comme " Les oignons "et a fait une très belle carrière.
Je suis certaine que même les jeunes connaissent de par leurs parents et grands parents.
Musicien cosmopolite dès sa jeunesse, Sidney Bechet est à l'origine de la première critique de jazz un peu sérieuse.
Je vous fais un résumé de textes trouvés dans un site de recherches.
En 1919, il est le clarinettiste soliste du Southern Syncopated Orchestra dirigé par le compositeur Will Marion Cook, qui refusait d'utiliser le mot « jazz » mais tenait beaucoup à avoir Bechet en vedette. Le chef d'orchestre suisse Ernest Ansermet, qui eut plusieurs fois l'occasion d'écouter cette formation à Londres, écrivait à propos de Bechet : il ne peut rien dire de son art, sauf qu'il suit sa propre voie... et c'est peut-être la route sur laquelle le monde entier swinguera demain. Il se joint, en 1917, à l'exode vers Chicago et y travaille avec deux célèbres exilés, le trompettiste Freddie Keppard et le pianiste Tony Jackson. Puis il accompagne Cook à Londres où il découvre le saxophone soprano, instrument plus dominant que la clarinette et avec lequel il peut aisément produire le palpitant vibrato qui est son signe distinctif.En juin 1924, Sidney Bechet,joint le groupe de Duke Ellington et commence la deuxième tournée en Nouvelle-Angleterre avec eux. Moins de trois mois plus tard, Duke le renvoie après qu’il ne se soit pas présenté à trois concerts
À la fin de sa vie, en 1956, il a entamé une grande tournée en Belgique. Albert Langue, jazzman de Mons et initiateur du Festival Mondial des Musiques Militaires de Mons, l'a accompagné dans ses concerts, à la trompette. Sidney Bechet lui a demandé s'il n'avait pas en mémoire une musique locale qu'il pourrait jouer en Belgique pour faire plaisir à son public et personnaliser la tournée belge.
Albert Langue lui joua sur un piano Le Doudou, musique leitmotiv de la Ducasse de Mons qu'il adapta au style de musique de la Nouvelle-Orléans. Ce fut un franc succès à tel point qu'il l'enregistra chez la maison de disques Vogue. Ce disque fut une des meilleures ventes de 1956 et a permis au Doudou d'être connu partout dans le monde.
Pour la petite histoire, Albert Langue a été nommé citoyen d'honneur de la Nouvelle-Orléans.
Deux versions de ce Doudou en jazz peuvent être trouvées sur le site de la Ducasse de Mons avec une large page multimédia.
Par ailleurs, la famille Bechet serait originaire de Haute-Savoie, et plus précisément de Vinzier.
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