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Tu es là dans ce cadre en bois
je frotte la glace qui protège ta photo
poussière imaginaire
car rien ne peut entacher ton image !
Je te parle
mais est- ce que tu m'entends ?
Est-ce que tu me vois ?
Et comme tu me manques !
Donne moi ton courage
ta volonté de vivre
ta bonne humeur
ta tolérance.
Ne peux-tu pas me faire un signe
pour que je souffre moins.
Toi qui a eu tant de déboires
de douleurs de deuils aide-moi !
Maman tu vis là-haut
mais si près de moi.
J'espère que tu es heureuse
que tu as retrouvé papa
et mes frères tes fils tant aimés
partis trop tôt si jeunes... !
Je t'aime comme jamais.
Décembre 1995
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