La lumière nous quitte ; les plus suaves senteurs s'exhalent.
Le ciel perd son azur.
Les toits, les portes se décolorent.
Les maisons se meurent lentement ; les angles se brouillent, les nuances se fondent, s'estompent.
Je ne distingue presque plus les arbres.
Seuls s'allongent encore deux ou trois troncs, qui semblent dormir debout.
Ils profilent, sur le fond gris du ciel, leurs contours indécis ; la terre, à leurs pieds est d'un gris plus prononcé, l'ombre indéfinie.
Les oiseaux sont couchés dans leurs berceaux invisibles.
Ils se taisent, ils se reposent.
Par contre les chauve-souris volent rasant les poutres, inspirant la peur.
Hé !... N'est-ce pas une étoile que je viens de voir briller, et disparaître soudain dans l'abîme du ciel
Voici de nouveau le soir.
Jusqu'à demain le jour, le soleil resteront cachés dans l'obscurité.
Bonne nuit !
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Soyez préservés tous, vous qui travaillez, qui voyagez, qui veillez, qui aimez, qui dormez, qui rêvez... et qui mourrez un jour en paix...
Je vais, à mon tour, prendre un peu de repos....