Dimanche dernier je suis allée à une messe du fait qu'il y avait un lien avec des défunts dont mon cousin parti là-haut il y a un mois.
Mais je me rends compte que ce n'est plus la même cérémonie où j'appréhendais le moment lorsque le prêtre montait dans sa chaire afin de " m'endormir " avec un sermon n'en finissant pas, même le déroulement est autrement.
Beaucoup de paroles et des chants sont interprêtés par des femmes d'un certain âge, ça m'a fait sourire regardant le va et vient de leur chaise au pupitre devant l'autel.
Le curé et le diacre assis sur le côté écoutant comme toute l'assemblée.
Enfin voici arrivé le moment de la distribution des hosties, oui désolée mais pour moi ça fait cet effet, le curé se déplace dans l'allée vers la personne qui soit ouvre la bouche ou tend la main pour recevoir le saint sacrement ( nommons-le )quand je repense qu'étant enfant on nous faisait la morale à ne pas toucher cette pastille de fine pâte avec les dents et de l'avaler telle quelle, chose difficile, car je ne sais pas pour vous, mais elle avait tendance à coller au palais...
Le diacre qui est un laïc donne aussi la communion aux personnes défilant l'une derrière l'autre, et c'est fou dimanche la file fut longue, soit les gens sont allés tous se confesser, ou alors n'ont pas de péchés, ah oui c'est vrai, maintenant on se pardonne seul en priant...
Alors ce qui m'énerve dans ces cérémonies à l'heure actuelle c'est l'instant où le curé ou prêtre invoque le Christ et demande aux ouailles de se congratuler, et vous voilà avec des mains qui se tendent vers les votres, bon deux poignées de mains ça va mais plusieurs non, faut pas exagérer, et encore j'ai échappé aux embrassades !
Arrive presque la fin de la messe où trois baptèmes étant programmés l'assistance est priée gentiment d'assister au début.
Déjà les prénoms avaient été dits pendant la messe, même le prêtre avait fait de l'humour sur l'un d'eux " Kaan mais comment vais-je le prononcer ?"
Les familles sont invitées à rejoindre l'autel et en ligne devant l'assemblée chaque parent a décrit le pourquoi de ce baptème, et le papa de Kaan quatre mois joli poupon, a déclaré que ce prénom dans la tradition mongole dont il est issu, signifie dieu suprème, être supérieur.
Après ce discours le prêtre déclara qu'il y avait donc peut-être un dieu de remplacement, j'étais au bord du fou-rire, pourtant ce n'était pas un moment à ça, quoique je ne fus pas la seule à avoir un air étonné.
Puis ce fut le moment du saint chrême mis en frottant le front de chaque petit enfant en signe de croix sauf que chaque personne de la famille a exercé le même geste, j'étais sidérée, bref c'est la nouvelle méthode, plus de vétement blanc non plus sur les baptisés, pas de fonts baptismaux pour cette cérémonie...
Je ne vous écris pas la suite du déroulement des baptèmes car la cérémonie a continué après le départ de beaucoup de monde dont mon mari, ma cousine et moi-même pas fachés que ce soit terminé.
Non je dois être franche, j'ai passé une heure et quart dans l'église assistant à une messe originale et un peu folklorique, pas " cul cul béni " , à part quelques cagotes chantant à coeur joie mais sans elles où serait la foi en ces jours souvent tristes.