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Plus jeunes, vous, moi, nous avions tendance à penser souvent que bien installés dans notre cocon familial la route sur le long cheminement amorcée serait toujours droite, sans ornières, sans trouées, sans cahots, qu'elle continuerait ainsi telle commencée idyllique, lisse impeccable.
Non la route doit être entretenue, débarrassée de ce qui peut empêcher le bon cheminement, le mensonge etc...
Parfois des cailloux la recouvrent, ce sont les aléas inévitables dont il vaut mieux de suite enlever pour retrouver la plénitude d'un autre chemin, le renouveau à parcourir.
Rien n'est donné ni partagé ici-bas sans amour réciproque, familial, ni solidarité aussi petite soit-elle.
En feuilletant dans un des livres amoncelés que je commence, délaisse, relis, j'ai trouvé ce beau texte dont je vous fait partager la lecture si ça vous intéresse.
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Au sujet de l’amour…
L’amour n’est pas tout fait
Il se fait.
Il n’est pas une robe
ou un costume à porter
Mais pièce d’étoffe à tailler
à monter et à coudre.
Il n’est pas appartement
livré clé en main,
Mais une maison à concevoir,
bâtir entretenir et souvent réparer.
Il n’est pas sommet vaincu
Mais départ de la vallée,
escalades passionnantes,
chutes dangereuses dans le froid
ou la chaleur du soleil éclatant.
Il n’est pas solide amarrage
au port du bonheur,
Mais levée d’ancre
et voyage en pleine mer,
dans la brise ou la tempête.
Il n’est pas
"Oui "
triomphant,
énorme point final
qu’on écrit en musique,
au milieu des sourires
et des bravos.
Mais il est multitude de
« Oui »
qui
pointillent la vie
parmi une multitude de
« Non »
qu’on
efface en marchant.
Ainsi, être fidèle, vois-tu,
ce n’est pas ne pas s’égarer
ne pas se battre, ne pas tomber.
C’est toujours se relever
et toujours marcher.
C’est vouloir
poursuivre jusqu’au bout
le projet ensemble préparé
et librement décidé
c’est faire confiance à l’autre
au-delà des ombres de la nuit,
c’est se soutenir mutuellement
au-delà
des chutes et des blessures.
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Michel Quoist
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*********************************** 8 février 2010